Club Sapin d'Or

Un exemple, une institution

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Julien Cabana @

Journal de Québec, Publié le:

Club Sapin d'Or

photo courtoisie

Sur la photo, de gauche à droite, Jean-Luc Sylvain, administrateur FCMQ région Portneuf–Québec–Charlevoix, Pierre Lefrançois, préfet de la MRC Côte-de-Beaupré et maire de L’Ange-Gardien, André Lachance, président du club, et Dominique Tremblay, préfet de Charlevoix et maire de la municipalité de L’Isle-aux-Coudres.

Fondé en 1966, le club Autoneige Le Sapin d’or est parmi les plus vieux du Québec. Aujourd’hui, il est devenu un exemple pour plusieurs autres clubs du Québec.

Couvrant maintenant les régions de Québec et de Charlevoix en partie, ce club a débuté timidement.

« Lorsque nous avons débuté cette aventure, nous étions 35 membres seulement. À ce moment-là, le club avait un budget de 12 000 $, explique Jean-Luc Sylvain, membre depuis la fondation (il a aussi été président). À ce moment-là, nous étions limités dans le territoire et la carte de membre ne donnait accès qu’à nos sentiers. Par la suite, les événements ont déboulé très rapidement pour en arriver à devenir l’un des plus gros club du Québec.

« Dans les belles années de la motoneige, poursuit-il, nous comptions 2 500 membres. Il faut dire que nous avions étendu notre territoire en nous rendant jusqu’à Sainte-Brigitte-de-Laval, vers le Mont-Sainte-Anne, jusque dans la réserve des Laurentides. Puis, nous avons fusionné des clubs dans Charlevoix pour étendre notre territoire sur cinq secteurs différents. »

Chiffres imposants

Aujourd’hui, les choses ont bien changé au niveau budgétaire. Le club doit gérer plus de 400 000 $ pour arriver à boucler son budget.

« Nous sommes véritablement devenus une espèce de petite entreprise gérée par des bénévoles qui font un travail remarquable pour bâtir le réseau de sentiers depuis le Viaduc Jean-Talon jusqu’au lac Nairn, à Saint-Aimé-des-Lacs. En ligne droite, on parle ici d’une distance de 170 kilomètres. Au total, si on inclut tous les autres sentiers qui relient les différentes municipalités et services sur le territoire, on arrive à 320 kilomètres de sentiers pour le club. Nous avons divisé nos opérations en cinq secteurs qui sont autonomes avec des surfaceurs à chaque endroit.

« Pour vous donner une idée des opérations à faire et des coûts, dans mon cas, je m’occupe du secteur un, soit du viaduc Jean-Talon jusqu’au Mont-Sainte-Anne. Cette année, je vais dépenser plus de 20 000 $ en carburant pour la surfaceuse uniquement. Heureusement, après avoir connu des années difficiles comme partout au Québec, nous sommes revenus à une excellente saison avec plus de 1 800 membres présentement. »

Randonnée spéciale

Vendredi dernier, le président du club, André Lachance, avec l’aide de Sylvain, avait organisé une randonnée spéciale avec différents intervenants pour leur faire découvrir tout le travail fait sur le territoire du club.

« Cette randonnée avait pour but de rencontrer les élus des MRC, CLD et ATR avec lesquels nous travaillons afin qu’ils comprennent le rôle que nous jouons sur leurs territoires. Nous touchons trois MRC et 17 villes et municipalités depuis 46 ans », explique Sylvain.

« Ils ont pu constater tous nos efforts pour réaliser des structures de premier plan comme le pont de la rivière Montmorency qui devrait devenir la référence pour les gens de Charlevoix voulant construire un pont au-dessus de la rivière du Gouffre, à Baie Saint-Paul. Ils ont aussi pu évaluer le travail des bénévoles qui créent et entretiennent le réseau de sentiers. Vraiment, toutes les personnalités présentes ont apprécié leur randonnée. Nous avons pu passer notre message qui a été très bien compris. »

Ce club a su s’adapter à la pratique moderne de la motoneige.

SUR LES SENTIERS...

Le temps doux complique la donne

Selon les informations obtenues, mardi, le temps doux des derniers jours a compliqué drôlement la vie de certains clubs, qui n’ont pas eu d’autres  choix que de fermer leurs sentiers tant et aussi longtemps que la neige ne sera pas au rendez-vous. Les régions qui ont le plus souffert sont les Cantons de l’Est, la Montérégie et le Centre-du-Québec. Ailleurs, tout se poursuit normalement étant donné que la quantité de neige au sol le permet. Toutefois, dites-vous bien que si les températures annoncées au-dessus du point de congélation deviennent réalité, certaines autres régions auront des problèmes. On peut penser aux Laurentides, à Lanaudière et à la Mauricie, qui ont des sentiers près du corridor du Saint-Laurent.

La prudence s’impose

Devant cette situation, la Fédération recommande la prudence aux motoneigistes. « Pour les régions plus au nord et même pour le nord des différentes régions touchées par le redoux, les conditions demeurent excellentes, explique Michel Brault. On conseille aussi aux motoneigistes de réduire leur vitesse dans les érablières parce que des acériculteurs ont déjà commencé à installer les tubulures en prévision du temps des sucres. »

Les compétitions

En fin de semaine, les coureurs sur glace du circuit Eastern Pro Tour vont se retrouver à Eganville, en Ontario, pour la prochaine épreuve de la saison 2012. Dans la catégorie Pro Champ, Nicl Legoy n’aura pas le droit de courir puisqu’il a été suspendu par les officiels de courses à la suite de son comportement à Valcourt, en fin de semaine dernière.

 

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