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Réseau liberté-Québec

Des membres orphelins

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Avec la dissolution de l’ADQ au profit de la CAQ, la plupart des membres du Réseau Liberté-Québec réunis, dimanche, à Lévis pour une troisième conférence, se disent maintenant orphelins politiquement.

Le mouvement politique de droite qui regroupe maintenant 1 100 membres souhaitant plus de libertés et de responsabilités individuelles s’est réuni pour notamment discuter des dérives du multiculturalisme. Environ 400 personnes étaient sur place, ce qui a satisfait la cofondatrice du RLQ, Joanne Marcotte, qui appréhendait un essoufflement de la droite québécoise compte tenu de l’absence de parti politique représentant leurs valeurs.

« Je suis vraiment contente considérant le contexte politique. Il y a vraiment un vide pour les gens de la droite qui veulent des réformes, il n’y a pas de relève, il n’y a plus de parti », constate-t-elle.

La majorité des membres du RLQ rencontrés sur place se sont dits orphelins politiquement, principalement depuis que l’ADQ a été avalée par la CAQ. « Il n’y a pas d’offre politique; s’il y a des élections, présentement, je ne sais pas pour qui voter, il n’y a pas personne qui représente nos valeurs », estime Francis Archambault. « On est vraiment orphelins », ajoute Grégory Vincent, qui ne voit pas le Parti conservateur du Québec comme une option valable pour le moment.

Non négociables

Devant la montée de l’islam politique, le RLQ a choisi d’orienter son troisième événement sur cette question préoccupante. Pour l’occasion, Salim Mansur, un musulman canadien professeur agrégé de sciences politiques à l’Université Western Ontario, a été invité. M. Mansur est venu dire que les valeurs occidentales ne sont pas négociables.

« On a beaucoup de problèmes avec le multiculturalisme en Occident », lance l’auteur d’un livre sur la question. « Le multiculturalisme dit que toutes les cultures sont égales, c’est faux [...] Quand ont dit ça, on rejette les valeurs qui ont fait de l’Occident ce qu’il est », précise-t-il.

Les libertés individuelles, la liberté d’opinion et la séparation de l’Église et de l’État ne doivent donc pas être diluées. « Il faut avoir le courage de rejeter le multiculturalisme et le dire aux politiciens : Nous le rejetons », clame-t-il.

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