Un incendie a causé une véritable tragédie, tôt mardi matin, dans trois édifices à logements de la 105e Rue à Beauport. Un couple d’une soixantaine d’années y a trouvé la mort et deux autres résidents ont été gravement blessés.
Le réveil a été plus que brutal pour Claude Gilbert, 71 ans, habitant au 204 de la 105e Rue.
Alerté par une des fenêtres de son logement qui a éclaté, le septuagénaire a vu le feu envahir son appartement et il a tout juste eu le temps de dire à sa conjointe qu’il fallait sortir de l’immeuble en flammes.
Son beau-frère, Michel Gagnon, a quant à lui eu moins de chance : à l’arrivée des pompiers, il a été sorti du brasier et transporté à l’hôpital alors qu’il se trouvait en arrêt cardiorespiratoire. Son décès a été constaté au centre hospitalier.
Le corps de la belle-sœur de monsieur Gilbert, Andrée Côté, a pour sa part été retrouvé dans les décombres de l’immeuble, dans la salle de bains du logement du couple situé au rez-de-chaussée.
Asphyxiés
« On dirait que la boucane est tout allée là. Ils sont morts asphyxiés. En tout cas, c’est pas drôle de perdre les deux », a dit monsieur Gilbert en éclatant en sanglots. Il a précisé, par la suite, que tous les gens touchés dans l’immeuble faisaient partie de la même famille.
« On est tous des beaux-frères et des belles-sœurs ici. Mon autre beau-frère est parti en ambulance… c’est pas comique », a-t-il ajouté en regardant la bâtisse complètement ravagée.
Visiblement dépassé par les événements, l’homme n’arrivait toujours pas à s’expliquer comment un tel drame avait pu survenir chez lui.
« Une chance qu’on est sortis vite parce qu’on y serait passés nous autres aussi… J’ai réussi à pogner un chat, mais j’ai pas pu attraper l’autre », a mentionné monsieur Gilbert avant d’aller rejoindre sa conjointe qui se trouvait chez un membre de la famille.
Le brasier, qui s’est déclaré vers 6 h 50, a rapidement nécessité une quatrième alarme en raison de la configuration et de l’âge des bâtiments.
Ossature de bois
« On parle de trois immeubles touchés pour une dizaine de logements et, comme l’ossature des immeubles est en bois, c’est ce qui explique la rapidité de la propagation. En tout, une soixantaine de pompiers ont travaillé sur l’incendie et trois sauvetages ont été effectués », a mentionné Serge Couillard, porte-parole pour le Service des incendies de la ville de Québec.
Au moment de mettre sous presse, les enquêteurs du Service des incendies tentaient toujours de déterminer les causes de l’incendie qui a pris naissance entre deux immeubles. Les enquêteurs du Service de police de la ville de Québec ont aussi eu à se rendre sur les lieux puisqu’il y a eu mort d’homme dans cet incendie.