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Mute retourne en Europe

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PHOTO d’archives Le groupe Mute s’éclatera à Québec avant son grand départ pour l’Europe.

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De Paris à Berlin, en passant par Genève et Bordeaux, le groupe Mute, de Québec, s’apprête à entreprendre un autre essoufflant marathon punk-rock de 25 concerts en 25 jours en sol européen!

« C’est très intense comme tournée. Ce ne sont pas des vacances... », lance en riant le batteur Étienne Dionne. Le quatuor parcourra une partie de l’Europe au cours d’une tournée qui se déroulera du 18 avril au 12 mai.

Ce sera leur quatrième traversée de l’Atlantique. La formation devra de nouveau se plier à un rythme de tournée trépidant, comme ce fut le cas l’automne dernier, lorsque le groupe est allé présenter son album là-bas.

Avant de repartir, les quatre gars de Mute offriront un spectacle le 14 avril, dans l’intimité du bar L’Agitée, à Québec. Une façon de saluer leurs fans avant leur départ... et de recueillir quelques dollars qui serviront à financer leur tournée européenne.

Pas payant

« Ce ne sont pas des tournées payantes, on ne revient pas les poches pleines, mais non plus les poches vides. On arrive à couvrir nos frais », souligne Étienne Dionne. Il s’empresse d’ajouter : « Mais ce sont des tournées très enrichissantes au gré des différentes cultures que nous côtoyons. D’une ville à l’autre, ou d’un pays à l’autre, la réaction du public diffère. En certains endroits, les gens sont plus observateurs, alors qu’en certains pays, comme le Brésil, c’est l’explosion de joie. Les gens débordent d’énergie, dansent et crient, ce qui nous amène à nous défoncer encore davantage même si nous donnons partout notre 110 % . »

La route est longue

Bien sûr, là-bas, la route est longue pour nos nomades dans la jeune trentaine. « On a l’habitude de nous réveiller dans une ville ou dans un pays, et de nous endormir dans un autre. L’Econoline n’a pas le temps de refroidir... », ajoute le musicien en riant.

« Pour tenir le coup, nous devons nous imposer une certaine discipline. On peut faire le party un soir, mais pas tous les soirs. Dans mon cas, je dois chanter en jouant de la batterie. C’est comme chanter en faisant du (jogging). Faut être en forme pour tenir le coup... »

Boule de neige

Ce qui stimule le plus les membres de Mute, c’est de constater que leur musique fait boule de neige en sol européen : « Dans tous les endroits où l’on débarque, les gens connaissent nos “tounes” grâce à la magie d’Internet. Le punk-rock est toujours très populaire en Europe, surtout dans des marchés comme l’Allemagne, que nous allons marteler... »

Comme ils ne vivent pas encore de leur musique, nos musiciens ont tous un emploi régulier. « On a des patrons compréhensifs... », souligne le batteur avec le sourire.

De retour d’Europe, Mute accentuera sa présence au Québec en participant à plusieurs festivals. Ensuite, il débarquera en Ontario et éventuellement aux États-Unis. Et on vise aussi le marché de l’Amérique latine, avec des spectacles à venir notamment au Chili et en Argentine.

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