Le Québec est encore une fois divisé en deux. La moitié des gens favorisent la loi spéciale et l’autre moitié la rejette. Le Québec n’est ni à droite et ni à gauche, il n’est ni pour ni contre, bien au contraire. C’est le peuple du milieu.
L’heure juste
Notre dernier sondage donne l’heure juste sur l’état de l’opinion au Québec. Il y a six constats qu’on peut ressortir de ce sondage :
1) Les Québécois sont en colère. Ils en ont marre des manifestations, du non-respect des lois et de la violence.
2) Les Québécois sont estomaqués. Ils estiment que la loi spéciale va trop loin même s’ils appuient la majorité de ces principes.
3) Les Québécois sont fatalistes. Ils estiment que les jeunes ne respecteront pas la loi spéciale et que cette loi ne ramènera pas la paix sociale au Québec.
4) Les Québécois ont perdu confiance. Ils estiment que la classe politique n’est pas à la hauteur. Ils sont déçus du travail, non seulement du premier ministre Jean Charest, mais aussi des chefs de parti Pauline Marois, François Legault et Amir Khadir.
5) Les positions plus modérées de Léo Bureau-Blouin et de Martine Desjardins sont bien plus appréciées que celles plus radicales de Gabriel Nadeau-Dubois.
6) Les Québécois s’attendent à des résultats. La grande majorité des Québécois veulent que le gouvernement retourne négocier avec les étudiants.
La fin des manifestations
Les Québécois sont d’accord avec bien des aspects de la loi spéciale; suspension des cours, interdiction des manifestations autour des établissements scolaires et contrôle des manifestations par les forces policières. Toutes les questions relatives à ces manifestations sont d’ailleurs fortement rejetées par les Québécois.
Mais en même temps, les gens affirment que la loi spéciale va trop loin et qu’elle ouvre la porte à des abus. Ils ne sont pas d’accord avec les montants des amendes et le fait que cette loi s’applique à toutes manifestations autres que celle des étudiants.
Le Québec divisé
Le Québec est aussi divisé sur cette question en fonction de l’âge, des régions, de la langue et de la richesse des répondants. Si vous êtes âgés, anglophones, riches ou habitez dans la région de Québec, vous avez de fortes chances d’appuyer cette loi. À l’inverse, si vous êtes Montréalais, jeunes, francophones ou avez de plus faibles revenus, vous avez plus de chances de vous y opposer.
Au final, le peuple souhaite que les citoyens respectent les lois du gouvernement, mais en même temps, il ne souhaite pas que les jeunes perdent leur combat. La grande majorité souhaite une solution négociée. Mais il est probablement trop tard et tout cela devra se régler lors d’une élection générale.
Le nouveau PPE
Pour résoudre la situation, je vous propose la création d’un nouveau parti politique au Québec, le parti du peut-être (PPE). Vous savez, un parti d’extrême-centre qui ne promettrait rien, qui ne prendrait jamais position et qui ne réaliserait rien. Le parti du peut-être gagnerait sûrement toutes les élections aux Québec.