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Québec doit reculer sur la hausse

Régys Caron

Régys Caron @

Journal de Québec, Publié le: | Mise à jour:

Michelle Courchesne arrive à la rencontre avec les associations étudiantes au 150 boulevard Rene-Levesque à Québec.

Journal de Québec

Le gouvernement Charest ne peut espérer trouver une issue à la crise étudiante sans reculer sur la hausse des droits de scolarité à l’université et abroger la loi 78.

C’est ce qu’ont signifié les porte-parole des fédérations étudiantes qui ont entrepris lundi la quatrième ronde de négociation à Québec, cette fois avec la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne.

Toute proposition gouvernementale qui ferait abstraction de la loi 78 et des droits de scolarité risquerait de plomber cette nouvelle ronde de négociation, ont-ils prévenu.

« Ce sont des priorités pour nous, si on sent que le gouvernement n’est pas prêt à bouger sur ces deux enjeux-là, c’est sûr qu’on va remettre en question notre participation », a déclaré le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois.

« Il n’y a pas de sortie de crise possible si on ne se questionne pas sur la hausse des droits de scolarité. Ç’a été la raison première du rejet de l’entente de principe (au début du mois) et, de façon inévitable, les articles de la loi 78 qui visent à réduire les libertés d’expression, d’association et de manifestation pacifique (...) devront être abordés », a indiqué la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins. Les résultats de la négociation qui s’amorce seront soumis pour approbation aux assemblées générales des fédérations étudiantes.

Méfiance

Les leaders étudiants sont revenus négocier avec le gouvernement guidés par la méfiance après les échecs des négociations fin avril, le blitz des 4 et 5 mai, puis la rencontre éclair du 16 mai avec la ministre Courchesne qui fut suivie le lendemain par le dépôt de la loi spéciale 78.

Pas question de s’engager dans un marathon de négociation pendant des nuits complètes, ont-ils prévenu. « Nous avons appris de nos erreurs précédentes », a déclaré le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, qui, incidemment, terminera son mandat vendredi pour être remplacé par Éliane Laberge.

À l’approche de la saison touristique, la pression pour trouver une solution au conflit se trouve davantage sur le gouvernement estiment les leaders étudiants. « Le milieu des affaires s’attend à un règlement pour éviter qu’il y ait des perturbations cet été », entrevoit Gabriel Nadeau-Dubois.

En limousine

Contrairement aux négociations précédentes, où elle attendait les leaders étudiants à l’abri des caméras, la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, est arrivée à l’édifice du boulevard René-Lévesque, où se déroulent les négociations, en limousine et accompagnée de ses attachées de presse et de ses garde du corps.

« Je me présente avec l’énergie et la confiance voulues. Nous avons tous une obligation de résultat, c’est ensemble autour d’une table qu’on va trouver une solution », a dit la ministre.

Mme Courchesne est accompagnée à la table des négociations par le ministre délégué aux Finances, Alain Paquet, et par le négociateur gouvernemental, Pierre Pilote.

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