QUÉBEC -
L’appui de la Coalition Avenir Québec (CAQ) au controversé projet de loi 78 continue de faire mal à François Legault et à son équipe. Le candidat caquiste de Richmond claque la porte, a appris Le Journal.
Gaëtan Arel n’a tout simplement pas digéré l’appui des députés de la CAQ à la loi spéciale du gouvernement Charest. « C’est un facteur déterminant dans ma décision », a-t-il dit au Journal hier soir, peu de temps après avoir informé les instances du parti de sa démission.
En adoptant une loi « qui encadre comme dans l’armée » le droit de manifester, le Parti libéral du Québec (PLQ) et la CAQ ont paniqué, estime l’homme de 53 ans, qui avait été sacré candidat caquiste en mai en vue des prochaines élections dans la circonscription de Richmond.
Autres départs
Cette nouvelle démission s’ajoute au départ, il y a quelques jours, de Philippe Boucher, organisateur de la CAQ dans l’Outaouais. Joint par Le Journal hier, M. Boucher, un ancien de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), estime lui aussi que la décision de François Legault de voter en faveur de la loi spéciale allait contre ses valeurs et qu’il ne pouvait pas accepter cette position.
Organisateur de la CAQ dans Rivière-du-Loup, José Soucy a également quitté le navire dernièrement pour des raisons semblables.
Le porte-parole de la CAQ, Frédéric Lepage, a dit que François Legault ne regrettait pas d’avoir appuyé la loi 78. « On est très à l’aise avec la décision qu’on a prise. Nos négociations avec le gouvernement ont permis d’améliorer la loi », a-t-il dit.