Sam Hamad prétend que l'ancien grand patron de l'Unité anticollusion (UAC), Jacques Duchesneau, s'est mépris sur ses intentions. Le ministre a toutefois refusé de dire s'il a lu ou non le rapport qui a mené à la création de la Commission Charbonneau.
Le ministre Hamad a été passablement écorché jeudi par le témoignage de Jacques Duchesneau devant la Commission d'enquête sur l'industrie de la construction.
L'ex-directeur de l'UAC a admis avoir coulé son rapport sur la collusion au ministère des Transports (MTQ) aux médias, de peur qu'il soit tabletté. Le ministre n'aurait même pas voulu toucher au rapport, selon M. Duchesneau.
«C'est dommage qu'il ait eu cet impression-là parce que ce n'était pas le cas et d'ailleurs, il a fait un bon rapport et la preuve, on a mis en application 44 sur 44 recommandations que M. Duchesneau a fait, alors c'est dommage qu'il ait eu cet impression là», a réagi le ministre Sam Hamad, qui était attendu par une marée de journalistes à sa sortie d'un comité ministériel à l'Assemblée nationale.
«Honnêtement, quand j'ai entendu qu'il a eu l'impression que je ne m'intéressais pas à son rapport, c'est dommage», a-t-il répété, entrecoupé de rires embarrassés.
«Pourquoi on ne voulait pas le rendre public? Bien, on n'a pas eu le temps de le rendre public, il est arrivé, après il y a eu le remaniement, pis après ça, c'est Pierre (Moreau), ben voyons donc», a-t-il insisté.
Interrogé à plusieurs reprises, le ministre Sam Hamad n'a pas voulu préciser s'il avait lu le fameux rapport.