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Enquêteurs mutés aux patrouilles

Coupes sévères chez les policiers

Plusieurs unités spécialisées seront abolies à compter de septembre

Police de Québec
© Photo René Baillargeon

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Pas moins d’une centaine de policiers temporaires de la Ville de Québec (SPVQ) devraient perdre leur emploi au cours des prochains mois, la direction ayant décidé d’abolir l’Escouade régionale mixte (ERM) gangs de rue dans la capitale et le Groupe de relation et d’intervention policière auprès de la population (GRIPP).

Selon ce que Le Journal a appris, une soixantaine de jeunes agents engagés depuis 2009 se feront montrer la porte le 15 septembre. Une quarantaine d’autres, embauchés en 2008, pourraient subir le même sort au cours de la prochaine année.

Ces coupes s’expliquent par la volonté de la Ville de réorganiser son service de police. Un point à cet effet à l’ordre du jour doit d’ailleurs être traité demain au conseil municipal. « Autorisation de soumettre, au conseil d’agglomération, l’approbation du plan d’organisation révisé du Service de police », peut-on lire à la page 10 de l’ordre du jour.

Réorganisation

Selon nos informations, la direction aurait décidé de ramener à la patrouille les agents et enquêteurs affectés à l’ERM gangs de rue, au GRIPP et à la prévention dans les écoles, ces trois domaines disparaissant de l’organisation du SPVQ. Ce faisant, une soixantaine de patrouilleurs actuels cesseraient d’occuper leurs fonctions.

« Le moral des troupes est assez bas. On sait qu’on va perdre nos jobs le 15 septembre. Et il y a des enquêteurs d’expérience qui reviennent à la patrouille, le soir, la nuit, alors que ça fait des années qu’ils travaillent de jour », a expliqué au Journal un policier temporaire, qui a décidé de garder l’anonymat.

Onde de choc

Cette nouvelle a jeté une véritable onde de choc dans le milieu, autant chez les policiers que chez les cadres. Surtout que des rumeurs avaient été évoquées au début de juin voulant que plusieurs policiers temporaires se retrouveraient sans emploi sous peu, information qui avait été automatiquement démentie par la direction.

Mais voilà que la nouvelle aurait finalement été confirmée à certains policiers temporaires par des commandants de poste, jeudi soir. Cette décision s’est propagée comme un traînée de poudre, certains policiers apprenant par le bouche à oreille qu’ils perdraient leur emploi prochainement.

« On s’est fait mentir en pleine face. Ils voulaient juste avoir tout leur monde pour la Saint-Jean-Baptiste », se désole notre source, qui ne cache pas son inquiétude face à l’avenir.

Le directeur du SPVQ, Michel Desgagnés, n’a pas retourné les appels du Journal, ayant entamé des vacances de trois semaines vendredi.

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