Jean Charest invite Pauline Marois à rembourser la prime de départ qu’elle a reçue il y a six ans, réagissant à sa proposition d’abolir les indemnités généreuses versées aux députés qui claquent la porte en cours de mandat.
La chef péquiste avait affirmé la veille que les députés (ou les ministres) qui « abandonnent » leurs électeurs pour des motifs « souvent discutables » ne font pas honneur à leur engagement.
« Bien, Mme Marois pourrait donner le bon signal en remboursant l’indemnité de départ qu’elle a reçue au moment où elle est partie... », a largué le premier ministre, refusant toutefois de s’étendre sur le sujet.
En 2006, Pauline Marois avait reçu un chèque évalué à 128 000 $ par la Ligue des contribuables du Québec, après avoir renoncé à son poste au terme de la course à la chefferie remportée par André Boisclair.
« La question n’est pas de savoir si Mme Marois rembourserait la prime de départ, car on peut jouer longtemps à ce petit jeu. La vraie question à laquelle il ne répond pas, c’est : est-il d’accord avec le principe? Selon sa réponse, il semble bien que non! », a rétorqué l’attachée de presse de Mme Marois, Marie Barrette.