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Politique | Québec

Des ratés informatiques

La modernisation des systèmes est paralysée et les coûts seront dépassés

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Photo Didier Debusschère Le CPSQ n’est pas en mesure de préciser une nouvelle échéance.

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Après avoir raté son échéancier à deux reprises, un des plus importants projets informatiques du gouvernement, SAGIR, se retrouve complètement paralysé, a appris le Journal.

Le déploiement de SAGIR, estimé à 450 millions de dollars, est crucial, puisqu’il comprend un ensemble de plateformes informatiques devant moderniser les système de gestion des ressources humaines, matérielles et financières de l’administration publique.

Si la livraison de la première phase a respecté son budget de 300 millions et l’échéancier de 2008, il en va tout autrement des phases 2 et 3.

Au printemps 2011, l’ex-vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, avait signalé que la deuxième livraison, estimée à 103 millions, n’avait pas été complétée comme prévu en juin 2010.

Le Centre des services partagés du Québec (CSPQ), qui gère l’important projet, avait alors fixé son nouvel échéancier à juin 2012.

Or, questionné par le Journal, le service des communications a admis que, loin d’être déployée, SGR2 fait l’objet d’un réexamen.

« Les besoins d’affaires identifiés en 2006 ont été mis à jour. La livraison 2 fait actuellement l’objet d’une réactualisation de la portée, des coûts et de l’échéancier », nous a-t-on répondu dans un courriel.

En fait, en novembre 2010, la base informatique devant servir d’assise pour le déploiement des fonctionnalités de SGR2 a été installée dans 113 ministères et organismes, mais depuis, le projet devant desservir 75 000 employés s’est enlisé.

Le CSPQ n’est pas en mesure de préciser une nouvelle échéance ni d’écarter des dépassements de coût.

Et la phase 3?

Quant à la phase 3, qui doit permettre tant au grand public qu’aux employés actuel de l’administration publique de postuler pour des postes à combler, elle n’a toujours pas été enclenchée.

Un appel d’offres a pourtant été lancé par le CSPQ, mais à la suite de l’évaluation des propositions, il a jugé qu’elles n’étaient pas conformes « aux besoins identifiés ».

Un budget de 20,2 millions a été autorisé pour la troisième étape de SAGIR qui, au total, devait se décliner en sept phases.

Sur son site Web, le CSPQ écrit encore aujourd’hui que les travaux préparatoires de SGR2 et SGR3 sont en cours « en vue d’une implantation en diverses étapes d’ici 2011-2012 ».

Les volets subséquents prévoient la modernisation des systèmes comptables, d’analyse financière et du système de paie.

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