Il y a fort à parier que le tramway et l’anneau de glace couvert trôneront en tête de la liste d’épicerie que présentera le maire Régis Labeaume à l’occasion des élections provinciales.
Bien que le maire de Québec ait mentionné, la semaine dernière, qu’il attendrait le déclenchement officiel des élections pour se prononcer, il a tout de même commencé à lancer des messages concernant le tramway, projet de deux milliards qu’il tente de pousser depuis plus de deux ans.
La semaine dernière, lors de la confirmation d’une contribution du gouvernement du Québec dans le projet Diamant de Robert Lepage, Régis Labeaume a parlé devant le premier ministre Charest « du futur tramway de Québec ».
Au début de juillet, il a annoncé qu’il n’attend que l’étude de faisabilité, en 2014, pour réclamer du financement.
Anneau de glace
Quant à l’anneau de glace couvert, projet évalué à 100 M$, il pourrait prendre place à l’Université Laval ou encore sur le site de l’actuel anneau Gaétan-Boucher.
Après une visite à Calgary, qui détient un tel équipement, le maire a déjà lancé sa cabale tant auprès du gouvernement du Québec que fédéral.
Un dossier a été présenté et le ministre Hamad a affirmé, ce printemps, qu’il éprouvait un préjugé très favorable.
Chose certaine, depuis les dernières élections en décembre 2008, la plupart des souhaits exprimés par le maire Labeaume (voir tableau) ont été exaucés par le gouvernement du Québec.
Contenté sur bien des fronts, il pourrait donc en profiter pour ramener à l’avant-plan le débat sur les fonds de pension.
Loin de la réalité
Pour les conseillers indépendants à la Ville de Québec, le maire devrait d’ailleurs cesser de concentrer ses énergies sur les grands projets et tenir compte davantage des préoccupations des citoyens.
Anne Guérette et Yvon Bussières mentionnent notamment l’explosion des coûts sur le marché immobilier de Québec. Il faudrait plus de logements abordables, d’autres programmes, plaident-ils tour à tour.
Les conseillers pensent aussi aux problèmes de circulation et doutent qu’un tramway puisse les régler. M. Bussières pense plutôt à un train de banlieue qui relierait les deux rives. Mme Guérette opterait pour des systèmes de modulation des heures de travail et la promotion de l’autopartage.
De son côté, Jean Guilbault se fait prudent. Le maire devrait éviter de demander la lune, plaide-t-il, une tactique qui a mal tourné avec le fédéral.