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Frédéric Dion dans le nord

Des fourmis pour pitance

Frédéric Dion
© Courtoisie Deux jours après avoir amorcé son périple, l’aventurier Frédéric Dion n’a pas encore été en mesure de chasser ni de pêcher. L’aventure se corse.

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L’épreuve se corse pour l’aventurier-conférencier Frédéric Dion, qui doit se résigner à manger des fourmis deux jours après avoir été laissé seul avec sa boussole au nord du 52e parallèle, à près de 300 km de la civilisation.

Lundi, un hydravion l’a déposé après un vol de près de 3 h 30 min de Trois-Rivières. Son objectif : retrouver la civilisation, sans nourriture ni GPS en 10 à 15 jours. Ses outils : une boussole, un téléphone satellite, une embarcation gonflable et un appareil qui permet à ses proches de le suivre. Cet outil ne permet toutefois pas de lui indiquer sa position. Un protocole a d’ailleurs été mis en place pour les journalistes qui s’entretiennent avec lui durant l’aventure. En aucun cas, nous ne pouvions lui donner des indications de distance.

Surpris par de violentes averses, le père de famille de 34 ans attend toujours son premier repas et n’a pas été en mesure de pêcher ni de chasser, en raison des mauvaises conditions météorologiques.

« Pas de bon sens »

L’ancien scout compte déjà plusieurs aventures périlleuses, mais l’expédition qu’il effectue, « Porté disparu 52 », s’annonce comme la plus risquée. À son débarquement, il a d’ailleurs lancé qu’il allait peut-être trop loin et que « ça n’avait peut-être pas de bon sens ». Et c’est ce qu’il a dit au Journal hier, lors d’un entretien téléphonique.

« Là, j’ai faim! s’est-il exclamé. Si je ne trouve pas de nourriture consistante, ça pourrait commencer à être plus difficile. Après quatre jours sans manger, le corps se met en mode économie d’énergie. On n’a plus de force et on n’a plus le goût de faire quelque chose, c’est ce qui m’inquiète », a expliqué celui qui ne dit pas risquer sa vie, mais prendre des risques pour sa vie. Ce serait différent, selon lui.

Un peu surette

Il dit n’avoir eu d’autre choix que d’ajouter les fourmis à son menu hier, lui qui doit dépenser près de 7 000 calories par jour. « Ce n’est pas méchant, c’est un peu surette. J’en ai pris seulement une vingtaine, mais des grosses. »

Son rêve, dit-il, est maintenant de trouver un porc-épic. « Ce serait la manne », étonne celui qui dit s’être lancé dans l’aventure de sa vie lorsqu’on le qualifie d’un peu « cinglé ». Il dit n’avoir pas vu d’ours, mais entendu quelques loups. Frédéric mentionne n’avoir jamais été aussi incommodé par les mouches. « C’est atroce! J’en ai fait des expéditions, mais là, ce sont vraiment les pires nuits que je n’aie jamais connues. »

L’aventurer croit qu’il fait de bons déplacements jusqu’à présent. Ce qui n’est pas tout à fait le cas. Il croyait initialement aboutir sur la Côte-Nord, près de Sept-Îles, à la fin de l’aventure. Il a toutefois emprunté une rivière qui se dirige plutôt vers le lac Saint-Jean. La distance à parcourir pour s’y rendre est toutefois de 400 km et cette rivière comporte de multiples embranchements qui risquent de l’embêter.

 

 

 

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