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Tours de refroidissement | Légionellose

Toujours aucun registre

michel frigon
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Malgré les recommandations faites dès 1996 par la santé publique de Québec, il n’existe toujours aucun registre d’entretien permettant de retracer les tours de refroidissement contaminées par la bactérie Légionella.

Au centre-ville de Québec, on recense 17 cas de légionellose depuis la mi-juillet. Une femme âgée de 88 ans en est morte, tandis que d’autres personnes ont été gravement malades et ont dû être hospitalisées pendant plusieurs jours.

Comme lors des précédentes éclosions de légionellose, des tours de refroidissement mal entretenues sont montrées du doigt.

La Direction de santé publique de Québec a bien délimité un périmètre de 1,5 kilomètre au centre-ville, mais elle ne pourra sans doute jamais identifier l’immeuble en cause, faute de carnets d’entretien.

Informations partielles

« On ne peut pas faire beaucoup plus. En l’absence d’un registre, nos informations sont partielles. Il aurait fallu faire des prélèvements dans toutes les tours de refroidissement du centre-ville », signale le Dr Michel Frigon, médecin-conseil à la santé publique de Québec.

À la suite de l’éclosion de légionellose survenue à Québec en 1996, la santé publique a demandé à ce que les gestionnaires de tours de refroidissement tiennent un carnet de bord d’entretien.

À ce jour, ni la Ville de Québec ni le gouvernement québécois n’ont donné suite à cette recommandation.

Alors que des pays européens ont adopté des législations encadrant l’entretien des tours de refroidissement, aucune réglementation n’est en outre en vigueur au Québec.

Norme à venir

« On se base sur la bonne volonté des gestionnaires. Depuis trois ans, il y a eu beaucoup de sensibilisation, de sorte qu’un plus grand nombre de gestionnaires procèdent à des analyses régulières de leurs tours de refroidissement », affirme Stéphanie Doucet, de la firme Magnus, spécialisée dans le traitement des eaux.

Une norme de bonnes pratiques sera prochainement à la disposition des propriétaires d’immeubles. « C’est un bon coup de pouce, mais ce ne sera pas une réglementation au sens de la loi », précise Mme Doucet.

Un appareil de climatisation peut projeter des gouttelettes contaminées par la Légionella dans un rayon de 500 à 1 000 mètres, voire davantage, selon les vents. Ces particules sont inhalées par des passants.

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