QUÉBEC -
À l’occasion de son dernier Conseil des ministres, Jean Charest a réussi à caser quelques-uns de ses fidèles lieutenants dans la haute fonction publique québécoise. C’est notamment le cas de Chantal Landry, connue sous le sobriquet de « Madame Post-it », nommée sous-ministre adjointe au ministère de la Santé.
Jadis inconnue du grand public, cette ancienne directrice de cabinet adjointe au cabinet du premier ministre a vécu la gloire médiatique au moment de la commission Bastarache. On avait alors découvert qu’elle était notamment chargée de préciser − au premier ministre − les allégeances politiques des candidats à la magistrature. D’où le surnom moqueur évoqué plus haut.
Gilles Paquin, actuellement secrétaire général du ministère du Conseil exécutif (celui du premier ministre), est le nouveau PDG de l’Agence du revenu. De son côté, Isabelle Jean, directrice de cabinet adjointe du premier ministre, sera sous-ministre adjointe au ministère des Finances.
Le cœur léger
Mercredi, juste avant de présider son dernier caucus comme chef du Parti libéral, le premier ministre sortant a confié avoir « un sentiment de bonheur, c’est comme le passage d’une génération à l’autre. On fait nos boîtes, puis on fait ça avec beaucoup d’émotion et avec beaucoup de sérénité également ».
Jean Charest a passé le flambeau à Jean-Marc Fournier, désormais chef par intérim du PLQ.
Des voyages sont au menu de la famille Charest au cours des prochaines semaines. À son retour en terre québécoise, Jean Charest prendra les décisions qui s’imposent pour son avenir.
Avocat de formation, il ne ferme la porte à aucune avenue.
Tout sourire, le premier ministre sortant admet qu’il a déjà reçu des propositions. « Pour la suite des choses, oui, il y a des gens qui se sont manifestés. Il y a plein de scénarios qui sont possibles, mais j’ai l’intention d’être très heureux et de demeurer très heureux », se contente-t-il de glisser, visiblement serein.
Grand-père
Il a refusé de se prononcer sur sa succession, sur la course à la direction du PLQ qui se tiendra au cours des prochains mois. A-t-il l’intention d’intervenir sur la place publique pour commenter l’actualité politique, comme certains anciens premiers ministres le font?
« Grand-père, c’est mieux que belle-mère! » a plaisanté Jean Charest, qui sera grand-père dans quelques mois.