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«Elle aurait pu tuer» - Alfredo Munoz

« Elle aurait pu tuer » - Alfredo Munoz
photo d’archives
Alfredo Munoz, Ex-policier
« Elle aurait pu tuer » - Alfredo Munoz
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Alfredo Munoz, Ex-policier

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En agrippant un homme à la gorge comme elle l’a fait le 2 octobre dernier, la policière Stéfanie Trudeau aurait pu lui causer des blessures graves, voir même le tuer. L’ex-sergent Alfredo Munoz, qui a enseigné les techniques d’intervention physiques à la police de Montréal, est formel : le geste de la policière était très dangereux.

«Le contrôle par l’encolure vient juste avant l’arme à feu, c’est un dernier recours qu’on ne doit surtout jamais utiliser pour déplacer un individu et encore moins dans un escalier», expli­que le fondateur de SOS Ticket qui enseigne encore l’autodéfense.

M. Munoz souligne qu’avant d’avoir recours à la force, un policier doit avoir tout fait pour calmer la situation et éviter le conflit.

Nicolet sous le choc

Le porte-parole de l’École nationale de police, à Nicolet, Pierre Saint-Antoine, confirme : «Tout doit se faire dans le plus grand respect du citoyen, avec discernement et jugement. Il faut agir comme avec un membre de notre propre famille».

«Les images que j’ai vues ne correspondent pas à une intervention qui répond aux normes enseignées à l’école de police», poursuit M. Saint-Antoine.

De même, si Mme Trudeau avait tenu les mêmes propos orduriers que lors de son intervention sur le Plateau Mont-Royal, elle aurait pu recevoir une note d’échec, voir même être exclue pour mauvais comportement. «On ne veut pas que n’importe qui devienne policier au Québec», insiste le porte-parole.

À Nicolet, le personnel de l’école est sous le choc. Comme la grande majorité des policiers de la province, Mme Trudeau y a fait ses classes. Mais, à l’époque, les étudiants n’étaient pas soumis aux mêmes tests psychométriques et de jugement situationnel qu’aujourd’hui.

 

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