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Trafic de drogue et agressions sexuelles

Procès du policier André Simard

André Simard
Photo Archives / Agence QMI
André Simard
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SAGUENAY - Attouchements sexuels, soirées arrosées, consommation de drogues: les premiers témoins au procès du policier André Simard, à Saguenay, ont décrit lundi ses présumés écarts de conduite.

L'homme âgé de 40 ans fait face à huit chefs d'accusation d'agression sexuelle et huit autres de trafic de stupéfiants.

L'enquêteur principal au dossier, Pierre Frenette de la Sûreté du Québec, a été appelé le premier à la barre des témoins.

Il a expliqué avoir été attitré au dossier le 18 octobre 2010, 10 jours après qu'une première personne eut porté plainte contre le policier de la sûreté municipale de Saguenay.

M. Frenette a précisé avoir rencontré une centaine de personnes au cours de l'enquête.

Une seule présumée victime d'agression sexuelle a témoigné, lundi.

La femme de 35 ans, proche amie du policier, a expliqué qu'elle croisait souvent André Simard dans les bars et qu'elle avait l'habitude de le saluer chaleureusement.

Une fois, il aurait mis sa main sous sa jupe pour lui caresser une fesse.

Elle lui aurait demandé d'arrêter. Ce qu'il aurait fait.

Les autres fois, il posait sa main, sur son pantalon. Elle lui aurait répété qu'elle n'était pas un objet.
Elle a aussi précisé qu'elle ne voulait pas porter plainte contre son ami, mais que l'enquête a mené les policiers jusqu'à elle.

Consommation de drogue

Une autre témoin, aussi amie de l'accusé, avait auparavant expliqué au tribunal dans quelles circonstances André Simard lui avait offert de fumer du haschisch.

Elle et l’accusé se trouvaient dans un bar de Jonquière lorsqu'ils auraient décidé de quitter l'endroit pour se rendre chez un ami.

André Simard aurait sorti un joint d'un coffre de sa voiture et lui en aurait offert. Elle affirme avoir accepté. Le policier aurait aussi consommé.

Elle a aussi dit qu'André Simard était du genre à «pognasser» les filles quand il était en boisson, mais qu'elle a toujours refusé ses avances.

En contre-interrogatoire, l'avocat de l'accusé, Me Pierre Dupras, a tenté de lui faire admettre qu'elle avait eu une relation sexuelle consentante avec l'accusé.

Elle a expliqué qu'elle s'était réveillée un matin dans sa voiture, ses sous-vêtements à ses côtés, et que tout ce dont elle se souvenait, c'est qu’André Simard était venu la reconduire chez elle la veille.

Elle a donc supposé avoir eu une relation sexuelle avec lui.

Trois autres témoins ont allégué au cours de cette première journée de procès s'être fait offrir de la drogue par André Simard et l'avoir vu en consommer.

À une occasion sur le bateau de style ponton de l'accusé et à une autre, à la résidence de ce dernier lors d'une fin de soirée bien arrosée.

La Couronne a l'intention de faire entendre une trentaine de témoins lors de ce procès qui se tiendra en deux temps. Six autres présumées victimes devront témoigner au cours de la semaine.

L'une des plaignantes est dans l'impossibilité de se rendre au tribunal pour des raisons de santé.

Son témoignage sera reporté à une date ultérieure.
 

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