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Mes Aïeux

Une gamme d’émotions

Mes Aïeux
© Photo René Baillargeon Mes Aïeux ont offert de joyeuses retrouvailles à leur public de Québec hier.

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Tantôt cabotin, tantôt poétique, le groupe Mes Aïeux se fait encore plus imprévisible dans son nouveau spectacle, qui a fait vivre toute une gamme d’émotions à ses fans de Québec, qui ne s’attendaient pas à autant de belles surprises.

Presque un an et demi après leur dernier passage chez nous, à l’occasion de la Fête nationale, les joyeux drilles étaient de retour tout en folie, tout en verbe et surtout tout en musique! Le chanteur Stéphane Archambault et ses acolytes brillaient de tous leurs feux au cours de ces joyeuses retrouvailles relevées de belles surprises.

À souligner au départ la complicité du directeur artistique Gabriel Pontbriand, de Moment Factory, dont les effets visuels projettent le folklore de Mes Aïeux dans une exquise modernité.

Durant deux heures, le groupe, enrichi d’un septième membre à la guitare, affichera les couleurs de son sixième album, À l’aube du printemps, paru au printemps. Une dizaine de titres défileront à travers une démarche théâtrale sur le fond d’une grande toile fabriquée à partir de matières recyclées.

Surprises

Sous un éclairage tamisé, on a d’abord droit aux récents titres Viens-t’en et Passé dépassé, avant que le chanteur se lance dans une longue intervention parlée d’une saveur humoristique plus ou moins convaincante...

Un public enthousiaste aura même droit à une pièce inédite, jamais enregistrée, un air légèrement grivois consacré à La fille du docteur Brochu!

Et voilà qu’un courant d’horreur s’empare de la scène en soutien à la nouveauté Histoire de peur! Ensuite, on aura droit à l’enchaînement rythmé du Repos du guerrier et de Loup blanc avant de se faire servir un très beau moment d’émotion offert en duo par Stéphane Archambault et Marie-Hélène Fortin, le temps de la touchante Berceuse.

D’une surprise à l’autre, la scène se transforme en cour de justice, alors que les musiciens coiffés d’une perruque de juge cherchent à comprendre «Stakose» de quoi si ça va si mal chez nous, cherchant même des réponses auprès des spectateurs...

La deuxième partie s’envole avec Les oies sauvages, dans un tableau digne de Riopelle. Ensuite, le voyage musical lance un clin d’œil à Félix Leclerc pour se poursuivre avec Le déni de l’évidence.

Les personnages se bousculent allègrement en ramenant ce Père tout croche, après avoir annoncé la sortie prochaine d’un film intitulé Commission Charbonneau avec Rémi Girard dans le rôle de Lino Zambito et Tony Conte dans son propre rôle... Même Dégénérations, couronnée d’un reel endiablé affiche de nouveaux rythmes festifs.

Ceux qui ont manqué le rendez-vous avec Mes Aïeux à la salle Albert-Rousseau devront s’armer de patience, car aucune supplémentaire n’est annoncée pour le moment.

 

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