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Courte piste

Heureux à deux

Marianne St-Gelais et Charles Hamelin patinent dans le bonheur

Marianne St-Gelais et Charles Hamelin
© Les archives AFP Complices en amour et dans leur sport, Marianne St-Gelais et Charles Hamelin exercent une influence positive mutuelle. «Un athlète est toujours un peu égoïste, mais le fait de partager les exigences liées à notre sport, ça nous amène à une plus grande ouverture entre nous deux», évoque la patineuse.

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Elle, spontanée et à la réplique facile, lui, doux et placide sans ses patins aux pieds; Marianne St-Gelais et Charles Hamelin attestent que les contraires s’attirent.

L’histoire d’amour entre les deux patineurs de l’équipe canadienne de courte piste ne s’essouffle pas. Même qu’elle s’enrichit. Dans le partage des déceptions et des joies que leur procure leur vie d’athlètes, le couple s’épanouit plus que jamais. Oui, ils sont toujours ensemble, pour les curieux qui veulent savoir.

Relation évolutive

«Notre relation a évolué et on se découvre encore», fait Marianne. «On n’a pas le même tempérament : Charles est plus calme et posé, tandis que je suis plus énervée et il faut que ça bouge. C’est pour ça qu’en entrant dans ma vie, il est parfait pour moi. Il lui arrive de me calmer, alors que moi je réussis à lui donner le pep quand il le faut. Je ne pense pas qu’il aurait été mon genre d’ami parce qu’on n’a pas le même tempérament, mais dans le cadre d’une relation d’amoureux comme celle qu’on a, il est parfait.

«Les premières fois que je l’ai vue, on n’a pas commencé tout de suite à se fréquenter, mais je savais qu’elle deviendrait ma blonde un jour. Je savais qu’elle était faite pour moi. Au début, on a commencé surtout comme une relation «chum et blonde», mais avec les années, on a développé une relation encore plus forte. On est comme deux grands amis aussi», décrit en poésie le champion olympique sur 500 m des Jeux de Vancouver.

Bien ensemble

Les deux athlètes se dévoilent sans retenue, mais il ne faut pas y voir un exercice comme dans les magazines à potins du milieu artistique. De toute façon, on ne les imagine pas frayer dans les soirées mondaines. Leur jet-set à eux fréquente l’aréna Maurice-Richard. Et en dehors de leur lieu d’entraînement, il reste peu de cases à leur agenda, sinon que pour leurs sorties régulières au cinéma − «au moins deux soirs par semaine » − ou pour fréquenter les mêmes amis qu’ils ont en commun en raison du patin.

«Moi, il faut que Charles soit là. Je ne suis pas dépendante de lui, mais je veux qu’il soit là. À l’entraînement ou en compétitions, on n’est pas nécessairement dans la même pièce, mais le savoir là est rassurant. Quand j’ai déménagé à Montréal, il a été ma bouée de sauvetage. Ce n’est pas que je ne suis pas autonome, mais je suis bien de le savoir près de moi», avoue la patineuse originaire de Saint-Félicien.

«Quand elle me demande : ‘’Est-ce que ça te tente d’aller à tel endroit?’’ En réalité, ça veut dire : ‘’Viens-t’en, on y va!’’», précise Hamelin avec un rire.

Fonder une famille

Leur relation qui dure depuis plus de cinq ans fait partie du paysage international de la courte piste. Une scène témoignant du lien intense qui les unit avait charmé la nation, un soir de février 2010. Dans l’instant suivant sa victoire au 500 m des Jeux de Vancouver, Hamelin, euphorique, avait bondi sur l’épais coussin protecteur pour faire la bise à sa bien-aimée, qui venait de dévaler les gradins (photo ci-contre).

Les deux patineurs exercent un métier atypique, celui d’athlète à temps plein, mais leur vie n’est pas différente de celle des couples voisins qui s’aiment. Tantôt, des projets de famille les animeront. Au tournant des Jeux de Sotchi en 2014, quand Charles sera mieux fixé sur ses intentions quant à un autre cycle olympique, l’idée des enfants pourrait se préciser aussi.

«Ce sujet va beaucoup peser dans la balance pour la suite de nos carrières», émet la patineuse de 22 ans, de six années plus jeune que son conjoint. «Si Charles arrête en 2014 et se trouve un emploi stable en 2016, j’aurai à ce moment un grand questionnement à faire. Mais si Charles est encore indécis (à poursuivre sa carrière), je vais continuer parce que j’aime encore mon sport. Par contre, peut-être que ça va me faire suer de toujours partir en voyage s’il n’est pas là...»

Entretemps, on s’imagine déjà la vivacité de la future marmaille.

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