Sports | Autres sports

Alexandre Bilodeau

Changement souhaité

Benoît RIOUX / Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:

bilodeau

Agence QMI

Alexandre Bilodeau en a gros sur le coeur et il espère des changements au sein de sa fédération.

Aussi direct que ses mouvements lorsqu’il dévale les pentes, Alexandre Bilodeau ne passe pas par quatre chemins et croit qu’un ménage doit être fait au sein de l’Association canadienne de ski acrobatique. 

«Le bulldozer doit passer sur l’équipe de marketing, dit-il. Certaines personnes doivent revoir la façon de faire pour amasser des sous. Il y a des cloches à sonner.»

Visiblement, Bilodeau n’a pas encore digéré la décision visant à abolir l’épreuve des bosses qui devait être présentée à Val Saint-Côme, en janvier prochain. Pour des raisons financières, il a effectivement été décidé qu’uniquement les sauts allaient être offerts dans la région de Lanaudière tandis qu’une épreuve des bosses suivra plutôt à Calgary, le 26 janvier. À l’origine, chaque endroit devrait présenter une épreuve de chaque discipline.

«C’est vraiment fâchant quand on voit que d’autres associations tirent leur épingle du jeu dans le contexte économique actuel, note Bilodeau. Nous avons un bon produit, nous profitons d’une belle visibilité au Canada et pourtant le financement ne suit pas. Il faut trouver une manière de revoir les choses.»

Questionné sur le travail du Chef de la direction de l’Association canadienne de ski acrobatique, Peter Judge, Bilodeau a à peine été plus prudent dans ses commentaires.

«Disons qu’il y a toujours place à l’amélioration, a-t-il glissé. J’ai posé plusieurs questions et je n’ai pas eu d’explications.»

Le skieur croit notamment que les récentes décisions de l’Association ont été prises tardivement et qu’elles ne permettaient pas, à court terme, de pouvoir trouver une solution de rechange.

«J’ai bon espoir qu’une épreuve des bosses soit à nouveau présentée au Québec en 2014, mais ça va prendre des changements», indique Bilodeau.

Rendez-vous en Finlande

Malgré les dissensions et la perte de commanditaires majeurs, la nouvelle saison de bosses débutera bel et bien en Finlande, le 15 décembre, avant de se poursuivre en Autriche, la semaine suivante.

Sur la piste, Bilodeau rivalisera notamment avec son compatriote québécois Mikaël Kingsbury, de Deux-Montagnes, qui a remporté le Globe de cristal, la saison dernière. Profitant d’un horaire de compétitions allégé l’hiver passé, Bilodeau se méfie par ailleurs du retour du Français Guilbaut Colas sur les pentes.

«Avec du recul, je peux dire que ça m’a fait du bien mentalement d’avoir une saison moins chargée, l’an dernier, reconnaît Bilodeau. Ça m’a redonné encore plus le goût à la compétition. Ma motivation est plus grande que lorsque je suis revenu des Jeux olympiques de Vancouver, en 2010.»

Médaillé d’or à Vancouver, Bilodeau a maintenant les yeux tournés vers les Jeux de Sotchi, en Russie.

«Les résultats comptant pour une sélection olympique commencent dès la première compétition, en décembre», rappelle-t-il.

En plus de Bilodeau et Kingsbury, plusieurs autres jeunes athlètes québécois espèrent représenter le Canada à Sotchi. Parmi eux, il faut compter Philippe Marquis, Marc-Antoine Gagnon, Cédric Rochon, et Simon Pouliot-Cavanagh.

Chez les dames, Justine Dufour-Lapointe mène le contingent canadien devant ses sœurs Chloé et Maxime sans oublier Audrey Robichaud.

----------------------------------------

Un virage à 720 degrés

En plus de retrouver sa motivation, Alexandre Bilodeau affirme qu’un horaire de compétitions moins chargé lui a permis de travailler sur plusieurs points techniques en vue de la nouvelle saison. Une version améliorée de son saut désaxé 720 degrés risque d'ailleurs d’en épater plus d’un.

«Pour des questions stratégiques, je n’osais plus effectuer ce saut en compétition. C’était devenu trop risqué et je perdais du temps précieux, indique Bilodeau. En effectuant des changements techniques, je réussis maintenant à contrôler ma trajectoire tout en gardant ma vitesse.»

Optimiste quant à son rendement sur les pistes, l’athète de 25 ans se montre en paix avec ses choix effectués dans la dernière année.

«En ne donnant qu’une seule raison, je peux affirmer que j’ai pris une bonne décision. J’ai réussi à avancer mes études en comptabilité à l’Université Concordia et ça, je ne pourrai jamais regretter ça», dit-il.

 

Vos commentaires

En commentant sur ce site, vous acceptez nos conditions d'utilisation et notre netiquette.

Pour signaler un problème avec Disqus ou avec la modération en général, écrivez à moderation@quebecormedia.com.
Les commentaires sont modérés. Vous pouvez également signaler aux modérateurs des commentaires que vous jugez inappropriés en utilisant l'icône.

Commentaires propulsés par Disqus