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coupes dans la culture ?

Un climat d’incertitude

Un climat d’incertitude
photo d’archives L’actrice et réalisatrice Carole Laure

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PARIS | Une rumeur voulant que le gouvernement Marois puisse procéder bientôt à des coupes dans la culture soulève beaucoup d’inquiétudes dans le milieu du cinéma québécois.

C’est l’actrice et réalisatrice Carole Laure qui a allumé la mèche, mardi soir, lors de la cérémonie d’ouverture de l’événement Cinéma du Québec à Paris en lançant sur scène qu’elle redoutait des coupes.

« Il faut se battre pour conserver le financement de notre cinéma », a-t-elle clamé.

Le producteur Pierre Even (Rebelle, Café de Flore) a renchéri en insistant sur la fragilité de l’industrie cinématographique québécoise : « Notre cinéma commence à prendre son envol, il ne faut pas lui couper les ailes. »

« Ce serait catastrophique »

Hier, d’autres producteurs québécois croisés à Paris ont aussi manifesté des craintes face à cette éventualité :

« Il y a déjà eu des coupes de 8,5 millions $ à Télé­film Canada, ce qui est déjà énorme. Si on coupe à la SODEC en plus, ne serait-ce qu’un petit peu, ce serait catastrophique, a admis la productrice Denise Robert­­ (Omertà, De père en flic).

« Il n’y a pas assez d’argent mis dans la culture. Et ce serait dommage de couper alors que nos films voyagent plus que jamais. »

« Si c’est vrai, ce serait terrible », a laissé tomber quant à lui le producteur Richard Lalonde (Ma fille, mon ange, Décharge).

Le gouvernement Marois dévoilera son budget le 20 novembre.

 

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