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Laval | Police

Un mauvais moment à passer

Le chef de police de Laval souhaite qu’on rebâtisse un nouveau Laval propre et équitable

« Un mauvais moment à passer »
Photo le journal de montréal, Marc Pigeon Le chef de police de Laval, Jean-Pierre Gariépy affirme n’avoir jamais reçu de plainte de corruption en 15 ans de carrière dans cette ville.

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À l’heure où le maire Vaillancourt démissionne et où les policiers de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) frappent presque quotidiennement à Laval, le chef de police Jean-Pierre Gariépy appelle à l’unité et souhaite que les Lavallois puissent continuer d’être fiers de leur ville.

En entrevue au Journal de Montréal jeudi, l’homme fort de la police depuis 15 ans se rend à l’évidence: un climat de morosité s’est emparé des employés de la ville. L’incertitude pèse lourd alors que des rumeurs de corruption et d’arrestations sont dans l’air depuis des semaines.

Une situation qui n’est pas facile à vivre.

«Les employés de Laval, j’imagine ceux qui travaillent dans l’ingénierie ou l’octroi de contrats, font l’objet de sarcasmes. Et l’ensemble des employés vit ça. Et c’est inconfortable», dit-il.

«C’est pas l’fun. T’es étampé “Laval”, illustre-t-il. C’est un très mauvais moment à passer.»

Jugement populaire

Il déplore que malgré que nous vivions dans une société de droit où les citoyens sont innocents jusqu’à preuve du contraire, les gens se fassent une idée:

«Le jugement populaire, lui, il est fait, il est rendu.»

Mais celui de qui relève la sécurité publique à Laval depuis 15 ans refuse de croire que la corruption soit généralisée.

«Il y a des gens qui ont agi “croche”, mais il y a du bon monde qui travaille là, assure-t-il. Le système n’est pas corrompu au point où on va jusqu’à la dernière commis en bas.»

Bâtir un nouveau Laval

M. Gariépy appelle à la fierté d’être Lavallois. Il faut selon lui être fier de ce qui se passe, d’avoir eu le courage de le faire. Mais il faudra surtout rebâtir Laval sur des bases différentes.

Il parle d’une société «plus juste, plus équitable, plus propre». «C’est tout un travail que de redorer, rebâtir un nouveau Laval, dit-il. C’est ça que ça prend. Rebâtir un nouveau Laval. Et l’administration a un travail de Titan devant elle pour ­recréer un climat de confiance chez les employés. Un climat qui va faire en sorte que les employés vont être fiers de travailler pour Laval.»

Pour M. Gariépy, à l’heure où on a «comme banalisé la corruption», il est primordial d’instaurer une culture d’honnêteté. Mais pour le moment, à l’aube de son 62e anniversaire, il ne songe pas à faire le saut en politique pour mener cette mission à bien, même s’il dit avoir été approché à trois reprises, récemment.

«J’ai dit non trois fois, dit-il. À l’heure où on se parle, je n’ai pas de motivation pour aller en politique.»

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