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IRDPQ

Conduire sur simulateur

Johanne Roy

Johanne Roy @

Journal de Québec, Publié le: | Mise à jour:

Les personnes souffrant d’une déficience physique peuvent désormais parfaire leurs habiletés de conduite sur un simulateur à la fine pointe, conçu spécialement pour l’Institut universitaire de réadaptation de Québec (IRDPQ).

QUÉBEC - 

Les personnes souffrant d’une déficience physique peuvent désormais parfaire leurs habiletés de conduite sur un simulateur à la fine pointe, conçu spécialement pour l’Institut universitaire de réadaptation de Québec (IRDPQ).

Adapté aux besoins spécifiques des usagers de l’IRDPQ, ce simulateur de conduite automobile est le premier du genre au Canada.

Estimé à près de 80 000 $, cet appareillage sophistiqué a été mis au point par la société montréalaise Virage Simulation. Ce simulateur reproduit les différentes conditions climatiques aussi bien que l’environnement de conduite sur une autoroute ou une route secondaire.

«Les scénarios sont multiples. On peut jouer sur la densité de la circulation. Dans un court laps de temps, la personne est en mesure de pratiquer des choses précises, comme entrer sur une autoroute à l’heure de pointe», explique le chef de ce programme à l’IRDPQ, Marc Sévigny.

Victime d’un AVC il y a un an et demi, Claude Hébert est demeuré avec une paralysie du côté droit. Les séances sur le simulateur lui ont permis, notamment, de se familiariser avec l’utilisation de son pied gauche pour l’accélérateur et la pédale de frein.

Liberté retrouvée

«J’ai passé mon permis de conduire lundi. Je suis très content de pouvoir à nouveau me déplacer avec mon véhicule», a témoigné, hier, l’homme de 49 ans, qui a pu retrouver sa confiance au volant.

«Le simulateur a permis, entre autres, d’évaluer son temps de réaction si un piéton traverse. C’est indéniablement un bel outil, qui donne de bons résultats», a souligné Alain Bellanger, instructeur en conduite automobile à l’IRDPQ.

Chaque année, quelque 250 usagers ont besoin d’une réévaluation de leur permis de conduire, à la suite d’un AVC, d’un traumatisme crânien, d’une déficience physique ou d’une basse vision, notamment.

 

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