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Accident mortel

Moulinneuf-Patry coupable

moulinneuf patry
Photo Karl Tremblay
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Samuel Moulinneuf-Patry a pris le chemin de la prison vendredi après avoir été reconnu coupable d'avoir causé un accident mortel alors qu'il conduisait avec les capacités affaiblies par l’alcool et la drogue.

Le jeune homme, visiblement sous le choc, a enlacé sa conjointe et salué ses parents et amis dans la salle avant de quitter, menottes aux poignets.

Le juge Louis Dionne a ordonné la détention du jeune homme après avoir prononcé son jugement pendant plus d’une heure au palais de justice de Québec.

Le magistrat s’est rendu aux arguments de la Couronne qui estimait que la confiance du public dans la justice serait minée si Moulinneuf-Patry demeurait en liberté après avoir été déclaré coupable d’accusation aussi graves passibles de l’emprisonnement à perpétuité.

Le juge Dionne a trouvé l’homme coupable des sept chefs d’accusation qui pesaient contre lui de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort et des lésions, de conduite durant interdiction et négligence criminelle causant la mort et des lésions.

Pour éviter des condamnations multiples, le juge a ordonné un arrêt des procédures sur les chefs de conduite dangereuse causant la mort et des lésions.

Tragique accident

Le 12 septembre 2009, la voiture conduite par l'homme de 23 ans avait frappé un camion qui reculait dans le stationnement d'une entreprise, puis, un poteau dans le rang des Pointes, à Saint-Flavien, dans Lotbinière.

Cédric Fournier-Turgeon est décédé le lendemain de l’accident des suites de ses blessures et Samuel Pageau a quant à lui été blessé grièvement et en conserve de lourdes séquelles.

Moulinneuf-Patry n'a pas témoigné à son procès.

En plaidoirie, le procureur de la Couronne a longuement insisté sur les témoignages de personnes qui sont venues dire que le jeune homme était ivre qu'il avait consommé de la marijuana avant l'accident et ceux de policiers à l'effet qu'il aurait été facile d'éviter la collision avec le camion.

Le juge a retenu les arguments de la Couronne et souligné dans sa décision que huit témoins sont venus dire au procès que l’accusé n’était pas en état de conduite une voiture quand il a quitté les deux fêtes auxquelles il est allé avec ses amis avant l’accident.

De plus, le juge a cru les hypothèses des experts de la Couronne qui ont soutenu que l’accusé devait circuler entre 120 et 160 km/h dans cette route de campagne alors que la limite de vitesse était de 50 km/h.

Sous le choc

L’avocat de Moulinneuf-Patry, qui estimait que la preuve était nébuleuse et construite sur les témoignages de personnes qui avaient elles-mêmes bu et consommé de la marijuana, s’est dit surpris par le verdict.

« Il n’y avait pas d’échantillon d’haleine, il n’y avait pas d’échantillon de sang, il y avait des témoins qui se contredisaient entre eux, donc je vous dirais que mon client est un peu surpris et moi aussi », a dit Me Charles Levasseur. « Il sont sous le choc », a-t-il ajouté en parlant de la famille de son client.

Il a indiqué qu’il était trop tôt pour dire s’il porterait la décision en appel.

Certains proches des victimes étaient sur place vendredi, dont famille du jeune homme décédé qui n’en veut pas à Moulinneuf-Patry.

« Je pense, bien humblement, que ça démontre que même du côté des victimes on estime que c’est un accident qui est arrivé, tout comme mon client, tout comme moi. C’est un malheureux accident, mais ça demeure un accident », a dit Me Levasseur.

 

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