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Nouvelles installations

Oraliste chez eux

École oraliste
© Photo Daniel Mallard Des enfants malentendants de Québec et ses alentours ont maintenant un endroit bien à eux entre les murs du 1090, boulevard René-Lévesque Ouest.

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Les nouvelles installations de l’École oraliste pour les malentendants ont été inaugurées, mardi soir. Une soirée à laquelle la Fondation Sourdine a annoncé avoir déjà amassé 650 000 $, en à peine huit mois, pour soutenir l’École pour enfants sourds.

C’est Mme Louise Cordeau, éditrice du Journal de Québec, qui a annoncé le montant. Les objectifs de la Fondation, pour compléter sa campagne de financement, sont d’atteindre le montant de 2,5 millions. «On sait qu’une campagne, ce n’est pas la première année qui est difficile mais les dernières. Et on travaille déjà pour nos dernières années», s’est réjouie Sandra Fergusson, directrice générale de la Fondation Sourdine qui a rappelé avoir lancé une campagne de cinq ans.

Nouveaux locaux

Depuis sa création, il y a 10 ans, l’École oraliste a déménagé six fois. Pour la première fois, grâce aux dons de la fondation, l’école est devenue propriétaire. «Maintenant, on rentre dans notre école, a expliqué Mme Fergusson. Je peux vous dire que ça fait du bien.»

L’institution est née dans une ancienne école privée et contient tous les éléments nécessaires afin de plaire aux jeunes. Gymnase, salles de classe, cassiers, tout est là pour subvenir aux besoins des élèves. D’ailleurs, la magie des lieux opère depuis l’ouverture des portes. «Les enfants entrent et on les entend dire : Ah, ça, c’est une vraie école!» a résumé Mme Furgusson. 

Les responsables aux anges

L’École oraliste permet aux enfants aux prises avec des problèmes de surdité d’acquérir les compétences afin d’intégrer des écoles régulières et obtenir un diplôme. «C’est l’aboutissement d’un grand rêve, a affirmé Carole Girard, directrice générale de l’École oraliste de Québec, qui accueille, pour l’instant, 36 élèves du primaire et du premier cycle du secondaire. Nous voulions devenir propriétaires pour assurer le développement et la pérennité de notre œuvre.»

De son côté, la fondatrice de l’école, Andrée Boisclair, a parlé de l’importance du taux de réussite des élèves et du soutien de tous les acteurs, dont les chercheurs de l’Université Laval qui participe à l’évolution de l’école. «Ici, à l’École oraliste, les élèves rentrent faibles avec parfois trois ans de retard et ont un taux de diplomation à la sortie comparable à la population en général.» 

 

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