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Intoxiqué à l’uranium

Lacoste laissé à lui-même

Pascal Lacoste
Photo Didier Debusschere
Militaire
Pascal Lacoste
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Le soldat Pascal Lacoste a maintenant la preuve écrite qu’il a été intoxiqué à l’uranium appauvri, mais il doit tout de même se procurer son traitement sur le marché noir et se l’injecter lui-même. 

Revenu de son voyage en Nouvelle-Écosse, où il a reçu une prescription et des traitements au magnésium, Pascal Lacoste a tenté d’obtenir le même service au Québec, en vain. Aucun médecin québécois n’accepte de lui injecter un traitement au magnésium pour diminuer sa fatigue chronique. S’injecter lui-même les doses de magnésium est d’ailleurs extrêmement dangereux. «Il y a des risques que je fasse des crises cardiaques à chaque injection, car c’est très dur pour le cœur».

Seulement trois endroits au Canada offrent des traitements pour calmer des symptômes des gens aux prises avec des problèmes d’intoxication à l’uranium, deux en Ontario et un en Nouvelle-Écosse. Toutefois, recevoir constamment des traitements loin de chez lui coûte très cher. Il a donc essayé de recevoir ces traitements ici, avec sa prescription, mais à chaque fois, il s’est fait claquer la porte au nez. «Les médecins bloquent au Québec parce qu’aucun ne veut prendre le risque à cause de leur ignorance concernant l’intoxication à l’uranium».

Refus de la RAMQ

De plus, la RAMQ refuse de payer les traitements et les tests qu’a reçus l’ancien combattant en Nouvelle-Écosse. «Selon eux, j’aurais pu recevoir les traitements au Québec, ce qui est complètement faux».

Grâce à une demande d’accès à l’information, M. Lacoste a eu la confirmation que l’armée était au courant depuis des années de son intoxication. «J’ai fait venir les dossiers médicaux de l’armée et des Anciens combattants Canada et les deux savaient depuis 2003 que j’étais intoxiqué à l’uranium. Ils ont fait des tests et produit des rapports indiquant que ça pourrait créer des problèmes neurologiques et musculo-squelettiques dans les années à venir», a indiqué celui qui souffre exactement de ces symptômes.

Il pense déposer une plainte à la Commission canadienne des droits de la personne.

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