/news/provincial
Navigation
Candidats à la prêtrise

«Le sport extrême» de la foi

Coup d'oeil sur cet article

«Appelés par le Seigneur», près de 40 futurs prêtres de partout au Québec étaient dans la capitale pour célébrer le 350e anniversaire du Séminaire de Québec. Plusieurs avaient moins de 30 ans.

Le Séminaire de Québec est le troisième plus grand de l’Église, a précisé l’abbé Mario Côté, recteur. Il a décidé de venir avec les futurs prêtres à «la source du berceau de l’Église en Amérique du Nord».

Selon lui, il est important qu’il y ait un lieu de formation pour les candidats à la prêtrise. Le groupe éclectique accompagnait l’abbé lors de cette messe en l’honneur du séminaire.

«Le plus jeune a 21 ans et le plus vieux a 68 ans, mentionne Mario Côté. Ils en sont à différentes étapes à la prêtrise et sont pour la majorité des Québécois, mais d’autres sont aussi de nationalités différentes (...) »

Don difficile

La formation est longue et ardue. Elle dure sept ans. Le clergé met au défi ses candidats pour s’assurer qu’ils soient capables d’accomplir le grand sacrifice de donner sa vie à Dieu.

«C’est le sport extrême de l’engagement de devenir prêtre aujourd’hui, au XXIe siècle, affirme le recteur. Ça repose sur une histoire de foi, d’engagement à long terme et de célibat, ce qui n’est pas évident.»

Les nouveaux prêtres doivent faire face à une institution grandement questionnée. «Ça rattache à une institution critiquée de toutes parts, mais les séminaristes, notre responsabilité, c’est de les accompagner là-dedans», explique l’abbé Côté.

L’appel

Cette foi a frappé de plein fouet Léandre Zefack, un Français d’origine qui a tout laissé tomber l’an dernier pour devenir prêtre. À 28 ans, il était ingénieur en génie de matériaux et vivait une vie de jeune professionnel au Québec.

«J’ai décidé de répondre à l’appel du Christ et parce que je suis amoureux de lui, affirme t-il. Ce n’était pas dans mes projets en arrivant au Québec.»

Le choc fut difficile pour ses proches qui, lentement, ont accepté sa décision.

Même chose pour Jean-François Lapierre, 31 ans, qui a mis de côté son avenir en journalisme et en relations internationales il y a six ans.

«Je ne pensais pas devenir prêtre, dit-il. Lorsque Jean Paul II est venu, ça m’a touché et j’ai commencé à me questionner sur la foi et l’Église.»

Sur son célibat et le fait de ne plus faire l’amour, le futur prêtre est franc: «Il n’y a pas de magie. C’est un choix. C’est un célibat qui n’est pas habituel, comme celui de passer d’une fille à l’autre. Ça s’inscrit dans un projet de vie, mais ça prend du temps à inclure psychologiquement et humainement.»

Commentaires