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Les gaz à effet de serre créent de l’instabilité

Tempête
Photo Karl Tremblay Marche difficile sur des trottoirs embourbés.

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Un jour glacial, l’autre pluvieux et le prochain totalement enneigé : le temps passe d’un extrême à l’autre sans cesse depuis le début de l’hiver, ce qui ne serait pas un phénomène nouveau, mais cependant en croissance.

Dans les trois dernières semaines, le Québec a battu des records de froid, de chaleur et de précipitations, un cocktail assez étrange qui, sans inquiéter les gens, est surprenant.

Le chimiste spécialisé en environnement et enseignant à l’Université de Sherbrooke, Marc Olivier, estime que ces phénomènes démontrant des changements rapides et intenses de la température ne sont pas nouveaux, mais qu’ils n’ont jamais été aussi fréquents.

«On prend ça comme une grande perturbation climatologique, mais on se dit que ce n’est pas la première fois qu’il y a des écarts de température rapides».

Néanmoins, l’enseignant a signalé que la fréquence de ces températures extrêmes n’avait jamais été aussi régulière.

«Ça augmente sans cesse et ça nous tombe sur les rognons, a illustré M. Olivier. On met ça sur le dos des perturbations de plus en plus grandes et régulières.» 

Répartition d’énergie différente

Selon le chimiste, c’est l’énergie qui circule dans l’atmosphère qui est différente depuis plusieurs années à cause de la trop grande quantité de gaz à effet de serre qui s’y trouve.

«L’accroissement des gaz à effet de serre crée une instabilité et plusieurs différences dans l’atmosphère, a-t-il affirmé. C’est à cause de ça que la température est plus croche qu’avant.»

Il signale que cette situation fait partie d’un ensemble de changement atmosphérique que vit rapidement la Terre. «On ressent plus les écarts de température aujourd’hui, comparativement aux années antérieures de l’homme, a dit M. Olivier. Ça fait partie d’un mélange de phénomènes environnementaux qui sont de plus en plus extrêmes, qu’on a à rencontrer et que nous allons continuer à rencontrer.»

200 ans...

Par ailleurs, même si l’être humain voulait enrayer ce problème, il faudrait près de 200 ans avant d’éliminer les effets engendrés par les gaz actuellement présents dans l’atmosphère.

Un problème qui est donc loin de se régler, a-t-il mentionné.

«Si on n’a pas été capable de juguler notre gaz à effet de serre, il faut qu’on accepte qu’il y ait des conséquences», a-t-il conclu. 

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