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Accommodements

«On veut terminer le travail»

Drainville
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés

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Le débat prévu ce printemps sur les accommodements religieux s’annonce houleux. Les libéraux accusent déjà le gouvernement Marois de vouloir diviser les Québécois.

 

L’étude des crédits budgétaires du ministère des Institutions démocratiques s’est transformée vendredi en bras de fer entre le ministre Bernard Drainville et son vis-à-vis libéral, Gilles Ouimet. Le gouvernement Marois a annoncé son intention de consulter les Québécois «une dernière fois» dans les mois qui viennent sur l’encadrement des accommodements religieux. Le Parti québécois veut bannir des services et des institutions publiques les signes religieux apparents.

Le député libéral de Fabre accuse le gouvernement péquiste de se lancer dans une démarche visant à «diviser les Québécois». Piqué au vif, le ministre Drainville a répliqué que les libéraux ont toujours été «mal à l’aise» sur ce sujet, que le gouvernement Charest a «négligé» ce dossier. Selon lui, le Parti libéral du Québec croit au multiculturalisme canadien, une «doctrine» avec laquelle le PQ n’est pas d’accord. «Nous on pense que ça divise car il (le multiculturalisme) met l’accès sur les différences culturelles (...), il encourage la ghettoïsation».

Le secrétariat à la laïcité a un budget de 850 000$ pour fonctionner, un montant qui n’inclut toutefois pas les coûts logistiques associés à la consultation.

Qu’on dépense encore des fonds publics pour consulter une nouvelle fois les Québécois indispose la députée caquiste Nathalie Roy. Selon elle, après avoir déboursé pas moins de 3,7 millions de dollars pour la Commission Bouchard-Taylor, il est «irritant» de devoir dépenser encore pour un exercice semblable.

«Quand on regarde toutes les passions que cette question-là a déchaîné, toute l’encre qui a coulé, toutes les controverses auxquelles ce débat a donné lieu, on gère serré et la consultation, on va la gérer serrée, mais je pense qu’il faut quand même se donner les moyens de faire les choses correctement. On est rendu à prendre une décision. Qu’on dépense encore une petit peu de sous pour arriver à ça je pense que ce n’est pas déraisonnable», a précisé le ministre Drainville. Il insiste pour dire qu’il ne s’agit pas d’une deuxième Commission Bouchard-Taylor puisque cette fois, c’est une solution qui sera proposée aux Québécois. «On ne recommence pas, dit-il, on termine le travail»

 

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