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Changer d’approche

Jean-François Lisée réplique aux propos de Jacques Parizeau

jean-francois lisée
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés
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Irrité par les propos de l'ex-premier ministre Jacques Parizeau, qui qualifie de «dérive» son soutien aux anglophones, le ministre Jean-François Lisée a tenu à lui répliquer, hier, en laissant entendre qu'il est temps de changer d'approche face à cette communauté linguistique.

Irrité par les propos de l'ex-premier ministre Jacques Parizeau, qui qualifie de «dérive» son soutien aux anglophones, le ministre Jean-François Lisée a tenu à lui répliquer, hier, en laissant entendre qu'il est temps de changer d'approche face à cette communauté linguistique.

Dans une entrevue à la station CJAD, le ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur avait prétendu que la Société des transports de Montréal (STM) devait être en mesure de donner des services en anglais. «STM, are you hearing?», avait-il lancé en ondes.

Jacques Parizeau a qualifié ces propos de «dérive» dans une entrevue accordée à Réjean Tremblay, publiée dans le Journal, samedi. «C’est normal qu’on assiste à ces dérives quand on perd l’objectif, pouvait-on lire, samedi. Quand on n’a pas une idée claire, tout devient négatif.»

L’ancien premier ministre a également affirmé que jamais un gouvernement ne devrait céder devant ce genre de situation. «Il faut que tout travailleur francophone puisse travailler dans sa langue au Québec», avait-il affirmé.

Réplique

Jean-François Lisée souhaitait répliquer à l’ancien premier ministre à la suite de ses propos.

Le ministre dit agir pour les francophones et non contre les anglophones. «Pour freiner le déclin du français à Montréal, il ne faut pas lancer des roches aux anglophones, il faut plus de francophones, c’est ça la différence d’approche, a souligné M. Lisée. Il est normal que les anglophones québécois se sentent en sécurité au Québec, ce n’est peut-être pas le mode d’intervention que monsieur Parizeau a connu au début de sa vie politique et la situation était sans doute très différente, mais maintenant il semble que c’est la meilleure approche», a-t-il soutenu.

Le ministre responsable de la région de Montréal croit tout de même que la STM, comme les autres services publics, a un devoir absolu de montrer un visage français.

«C’est très clair pour moi qu’il n’est pas question d’approuver la bilinguisation de la STM ou de tout autre service du gouvernement du Québec, mais la loi 101 de Camille Lorrain, que monsieur Parizeau a adoptée dans sa grande sagesse, a prévu des exceptions; dans certains cas, la clientèle peut être servie en anglais.»

Exceptions

Le ministre péquiste soutient, en fin de compte, réitérer les exceptions à la règle établies par Camille Lorrain dans la loi 101.

«En lisant monsieur Parizeau, samedi, on avait l’impression qu’aucun employé de l’État québécois ne devrait parler anglais, ce qui voudrait dire que les agents de Tourisme Québec à Montréal n’auraient pas le droit de parler en anglais aux touristes américains ou britanniques», a affirmé Jean-François Lisée.

«Le prétexte touristique ne tient pas la route», soutenait pourtant M. Parizeau dans l’entrevue publiée samedi.

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