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Amphithéâtre

Pas question de bâcler le travail

L’Autorité des marchés financiers réplique au maire Labeaume

Marc-André Gagnon

Marc-André Gagnon @

Publié le: | Mise à jour:

amphitheatre chantier

Photo les archives Benoît Gariépy

Pas question de tourner les coins ronds, répond l’Autorité des marchés financiers au maire de Québec, Régis Labeaume, qui aimerait que le feu vert soit donné «au plus sacrant» au fournisseur d’acier de l’amphithéâtre.

«À partir de lundi matin, 8 h 30, si ADF n’a pas son autorisation pour pouvoir commencer les travaux à Québec, on commence à être en retard», a signalé «très amicalement», le maire Labeaume par l’entremise des médias, jeudi, en espérant être bien entendu par l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

«La Ville de Québec et son maire, M. Labeaume, ne souhaitent certainement pas qu’on tourne les coins ronds dans ce dossier-là», a rétorqué, vendredi, le porte-parole de l’AMF, Sylvain Théberge.

Rappelant l’importance «fondamentale» de la loi 1 adoptée par le gouvernement, l’automne dernier, M. Théberge a tout de même qualifié de «légitimes», les préoccupations formulées par la Ville de Québec et son maire, Régis Labeaume.

«En tout respect […], il n’y a personne qui souhaite que, dans ce dossier-là, le travail soit bâclé et que, en cours de route, on pourrait découvrir des choses qui, là, remettraient en question le projet de l’amphithéâtre tel qu’on le connaît présentement.»

Le dossier est présentement entre les mains de l’UPAC, qui, après analyse, fera sa recommandation à l’AMF, qui pourra enfin émettre ou non l’autorisation.

Si tout se déroule bien, cette autorisation sera valable pendant trois ans.

Minimum de 40 jours « ouvrables »

Du côté de l’UPAC, impossible de savoir combien de temps il faudra encore attendre avant de retourner le dossier à l’AMF.

«On a quelques semaines pour faire ces vérifications, et faut les faire comme il faut», a expliqué Anne-Frédérick Laurence, responsable des relations médias à l’UPAC.

Les vérifications en cours portent sur les cinq dernières années des administrateurs et dirigeants du Groupe ADF, comme le prévoit la loi.

L’UPAC dispose, au «minimum, de 40 jours ouvrables pour une entreprise de taille moyenne», a confirmé Mme Laurence.

Maltais refuse de « pousser »

«Il ne faut surtout pas pousser sur l’UPAC et l’AMF» dans le dossier de l’amphithéâtre, a déclaré, pour sa part, la ministre Agnès Maltais, vendredi matin.

«Attendons encore un peu, un petit peu de patience», a suggéré la ministre, lorsque questionnée à ce sujet en marge d’une conférence de presse.

«C’est encore très possible qu’ils aient leur autorisation dans les délais normaux, a souligné Mme Maltais. […] Je pense qu’on peut laisser les gens travailler, on est encore dans délais, c’est encore possible d’arriver dans les délais.»

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