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Quand investir devient un jeu

Yanik Guillemette
Photo Jean-François Desgagnés À 30 ans, Yanik Guillemette possède plus de 100 millions de dollars de projets dans son portefeuille

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Aux yeux du promoteur immobilier Yanik Guillemette, la région de ­Québec ressemble à une planche de Monopoly. À 30 ans, il a 100 millions de dollars de projets dans le portefeuille, et on peut dire que les dés lui portent chance.

Aux yeux du promoteur immobilier Yanik Guillemette, la région de ­Québec ressemble à une planche de Monopoly. À 30 ans, il a 100 millions de dollars de projets dans le portefeuille, et on peut dire que les dés lui portent chance.

Yanik Guillemette, président de Guillemette Propriétés, n’a pas l’image d’un homme d’affaires conventionnel. Loin de là. Il est jeune, décontracté, ambitieux, fonceur et dynamique. Diplômé en finances de la Florida State College of Business, son coffre d’outils est bien garni.

«Je suis comme un chef d’orchestre. J’identifie des opportunités, selon nos critères d’investissement», se décrit-il.

Une passion

L’immobilier, c’est sa passion, et il en mange! Il est derrière le projet La Pointe verte, à L’Ancienne-Lorette, où il fera construire 34 maisons de ville contemporaines pour un investissement total de 7 millions de dollars.

C’est également lui qui pilote les projets Espace Suprem, à Lévis, totalisant près de 18 millions. Et la liste est longue. Encore récemment, il a fait l’acquisition du resto-bar La Germanic, sur le boulevard de l’Ormière, à Québec, pour 1,3 million. Il compte démolir la bâtisse pour y construire un immeuble de cinq étages abritant 65 logements. Un projet de 11 millions.

«Tous ces projets sont prêts à construire. J’ai obtenu les autorisations des municipalités. Ils vont se réaliser dans l’ordre logique des choses», explique-t-il.

Pour l’instant, sa priorité, c’est le projet La Pointe verte. «Le fruit est mûr», affirme-t-il. Dès le printemps prochain, les premières charpentes seront érigées.

Tombé dans la potion

Yanik Guillemette avait 22 ans lorsqu’il a réalisé son premier projet. Il a construit deux maisons à Saint-Augustin, qu’il a revendues une fois les travaux terminés.

«J’ai alors su que je n’étais pas fait pour manier le marteau et les clous. Je suis meilleur avec les chiffres», ajoute-t-il.

Trois ans plus tard, il a fait un coup d’argent en achetant un immeuble résidentiel, à Sainte-Foy, pour la somme de 213 000 $. Un an plus tard, il l’a revendu cinq fois le prix. Le profit de la vente lui a permis d’acheter d’autres terrains, et ainsi de suite.

«On anticipe énormément les mouvements municipaux et gouvernementaux. On joue beaucoup dans l’espace terrain, ce qu’on appelle l’immobilier horizontal. On se spécialise à contrôler le terrain de jeux. Ça nous donne du levier pour travailler avec les villes et aller chercher du financement», résume-t-il.

Yanik Guillemette s’amuse donc à anticiper les coups de ses adversaires et à prévoir les besoins en immobilier pour les 5 à 10 prochaines années. La persévérance est une qualité essentielle pour faire ce qu’il fait.

«J’ai toujours été motivé par les gens qui me disent non. Les gens qui ont du succès sont ceux qui gardent l’œil sur la balle. Quand tu gardes le focus, tu es capable d’aller très loin», continue celui qui dit prôner la communication et l’ouverture du dialogue.

«Je travaille dans une optique de développement durable.» D’autres investissements sont à prévoir. Yanik Guillemette prévoit atteindre les 250 millions de dollars de projets à court terme.

 

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