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Alternative à la mammographie

Projet pour dépister le cancer du sein grâce à une goutte de sang

Alternative à la mammographie
photo courtoisie David Juncker, Chercheur

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Dépister un cancer du sein dans une goutte de sang, et peut-être remplacer la ­mammographie, pourrait devenir possible grâce à une technologie mise au point par des chercheurs de ­l’Université McGill.

Une équipe de chercheurs de l’Université McGill pourrait recevoir la reconnaissance éternelle de ces femmes pour qui la mammographie peut représenter un supplice.

«Si tout va bien, d’ici 5 à 10 ans, la technologie pouvant remplacer ultimement la mammographie pourrait être disponible», affirme David Juncker, professeur de génie biomédical à l’Université McGill.

Le chercheur est à la tête du projet de ­recherche pour fabriquer une micropuce capable de détecter le cancer du sein dans une goutte de sang et qui vient d’obtenir une subvention de 190 000$ de la Société canadienne du cancer.

En collaboration avec une équipe de l’Université de Boston, les chercheurs souhaitent mettre au point une technologie dont les biomarqueurs seraient plus sensibles et assez performants pour détecter les protéines produites par une tumeur.

«Lorsque la tumeur est petite, les protéines sont très diluées dans le sang. Il faut donc un outil extrêmement sensible pour pouvoir repérer tôt un cancer du sein dans le sang», précise-t-il.

Plus efficace, moins coûteux

Cette micropuce aurait l’avantage d’être moins coûteuse, plus facile à utiliser et plus efficace qu’une mammographie pour détecter plus tôt des cancers, notamment sur des femmes dont les seins sont plus denses.

Mais avant d’expédier les mammographes au musée, le Dr Juncker se fait prudent. Le dépistage du cancer par le sang est connu depuis longtemps des milieux scientifiques. «On en parle depuis les années 70, il y a beaucoup d’activité dans ce domaine, mais jusqu’ici, rien n’est démontré, souligne-t-il. L’Europe a investi d’énormes moyens sur cette forme de ­dépistage. Au Canada, nous sommes les seuls engagés dans cette course», ajoute le chercheur.

Une femme sur neuf sera atteinte d’un cancer du sein au cours de sa vie. C’est le cancer le plus répandu chez les femmes. L’an dernier, la maladie a ­emporté 1350 Québécoises.

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