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Patinage de vitesse

Pour nourrir l'espoir

Marianne St-Gelais et Charles Hamelin rencontrent des élèves

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Décidément, la valeur de l’or olympique demeure à la hausse. Marianne St-Gelais et Charles Hamelin nous en font la démonstration quand ils débarquent dans une école du Lac-Saint-Jean pour le monnayer contre du rêve.

Décidément, la valeur de l’or olympique demeure à la hausse. Marianne St-Gelais et Charles Hamelin nous en font la démonstration quand ils débarquent dans une école du Lac-Saint-Jean pour le monnayer contre du rêve.

Les deux patineurs médaillés des Jeux de Vancouver pourraient avoir fait des jaloux parmi les enseignants de l’école secondaire Des Chutes, à Mistassini, mardi dernier. Debout devant 150 élèves, ils ont capté leur attention durant plus d’une heure en déballant leur vie d’athlète et, avec humour, un peu aussi leur parcours amoureux. Venant de ce couple heureux de la courte piste, les thèmes de la persévérance, de la discipline et de la passion augmentent leur portée.

«C’est important de se faire ramener à nos sources. Moi, j’en ai besoin. Dans nos vies d’athlètes, on est un peu sur un nuage, on vit un beau trip avec notre sport, on va un peu partout dans le monde. Mais on peut parfois oublier d’où on vient. Revenir à nos sources, ça fait juste nous rappeler qu’on est des personnes bien normales», dit simplement la patineuse originaire de Saint-Félicien.

Nourrir la passion

Par divers projets, les animateurs Annie Lemelin et Serge Simard ne manquent pas d’idées pour bonifier le quotidien des 315 élèves de leur école de première et deuxième année du secondaire.

Celle d’avoir invité les deux athlètes s’inscrit dans cette volonté de nourrir le rêve chez ces adolescents de 12 à 14 ans.

«À ces âges-là, s’ils n’ont plus de plaisir, ils abandonnent. On veut que Marianne et Charles viennent leur dire que lorsqu’on a une passion, c’est possible d’atteindre son rêve si on persévère. Ça s’applique dans les études, dans le sport ou dans n’importe quelle discipline. Ça s’applique dans la vie aussi», donne à entendre Serge Simard.

«Possible de réussir»

Les deux invités du jour maîtrisent déjà ce discours. Spontanément, avec quelques notes griffonnées sur un bout de papier, ils livrent leur message. Et l’exercice leur plaît, tellement qu’il aiment s’y prêter une dizaine de fois par année dans les écoles, surtout quand la saison se termine.

«On n’invente rien, dans le fond, rappelle Marianne. C’est notre histoire qu’on raconte.

«Je ne sais pas si ce sont tous des jeunes qui vont percer dans le sport pour devenir des athlètes nationaux et même internationaux. Mais pour eux, juste d’entendre des athlètes passionnés venus leur dire qu’il est possible de réussir avec de la persévérance, peu importe le domaine, j’imagine que c’est rassurant», prétend Hamelin, troisième au cumulatif des récents championnats du monde.

École modèle

En cette journée de printemps dans cette école de Dolbeau-Mistassini, deux orateurs inhabituels ont laissé un petit quelque chose qui fait du bien. Florissante autrefois grâce à l’exploitation du bois, l’économie ne roule plus à la même vitesse que les deux patineurs dans une épreuve de 500 mètres.

Au Saguenay−Lac-Saint-Jean, l’exode de la population semble maintenant jugulé, mais l’école Des Chutes avoue devoir user d’imagination pour stimuler sa clientèle, qui est passée de 560 élèves à 315 en dix ans.

École-modèle du ministère de l’Éducation du Québec pour ses efforts à contrer l’intimidation, son personnel s’efforce par divers moyens à y cultiver l’espoir.

«Il y a une conscientisation ici à garder notre école dynamique. On n’a pas le choix. On se dit que le contenu académique représente le squelette, mais que c’est tout ce qu’on va greffer autour qui va stimuler nos enfants», explique le directeur, Dany Dufour.

Ce jour-là, deux invités spéciaux ont donné leur touche à cette magie.

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