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Bibliothèques de Québec

Les temporaires limogés

Julie Lemieux
Photo les archives, Jean-François Desgagnés La conseillère Julie Lemieux.

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La Ville de Québec privatise son réseau de bibliothèques, en confiant sa gestion à l’Institut canadien de Québec, ce qui entraîne du coup le congédiement de 50 employés ­temporaires.

Le nouveau contrat intervenu entre la Ville et l’ICQ sera effectif dès le 1er juillet.

Selon la conseillère Julie Lemieux, responsable des dossiers culturels au sein du comité exécutif, il s’agit là d’une décision sage et réfléchie qui s’inscrit dans la nouvelle vision de développement du réseau.

Une vision que la présidente du conseil d’administration de l’ICQ, Marie-Claire Lévesque, a qualifiée de novatrice et stimulante. Il est prévu en effet que la Bibliothèque de Québec figure parmi les plus branchées du Québec et deviendra un chef de file du livre numérique francophone, avec l’ajout de 30 000 titres d’ici 2020.

On ajoute également une centaine d’heures de services par semaine. On compte offrir des services de qualité et à l’affût de l’innovation et des récents développements technologiques dans chaque quartier.

Pas sain

«Écoutez, deux entités qui gèrent les bibliothèques à Québec, on n’a jamais pensé qu’au point de vue de la gestion, c’était sain», a expliqué le maire avant la séance du conseil municipal, rappelant que les 75 employés permanents resteraient en poste.

M. Labeaume rappelle que les 50 employés temporaires pourront être réembauchés par l’ICQ selon les besoins. L’organisme, a-t-il mentionné, dispose toutefois d’un budget très serré et a des critères précis à respecter.

«Nous autres, il faut que ça coûte le moins cher possible; ça n’a jamais été peut-être une philosophie à la Ville, mais ça va continuer», a avisé le maire, considérant que les objectifs étaient atteints.

Changements cohérents

Le maire estime que la Ville n’a pas à payer des heures de plus pour faire travailler des temporaires. Il a qualifié les changements de cohérents. Selon lui, le dossier ne peut être comparé à celui de la collecte des ordures, où il y avait une question de plancher d’emploi.

Les temporaires ne sont pas là pour devenir permanents, a statué le maire. «Oui ils vont remplacer les gens qui partent, c’est sûr, a-t-il indiqué, mais c’est pas vrai qu’un temporaire va devenir nécessairement permanant, c’est intenable cette affaire-là financièrement.»

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