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C-377

Quel rôle à joué Nigel Wright?

Nigel Wright
Photo Chris Wattie / REUTERS Nigel Wright

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OTTAWA – Le gouvernement de Stephen Harper se retrouve une nouvelle fois dans la tourmente. Cette fois, c'est le controversé projet de loi C-377 sur les syndicats qui soulève les questions de l'opposition.

On se demande si c'est le gouvernement fédéral qui a commandé ce projet de loi et si Nigel Wright, alors chef de cabinet du premier ministre, y aurait joué un rôle de premier plan.

Devant un comité du Sénat, un dirigeant syndical soutient que l'ex-bras droit de Stephen Harper est au centre du C-377, qui vise à forcer les syndicats à dévoiler toute transaction de plus de 5000 $.

Officiellement, C-377 est le projet de loi d’initiative parlementaire du député conservateur Russ Hiebert, mais Richard Perron se dit convaincu qu'il est en fait piloté par le Bureau du premier ministre.

Selon le registre de la commissaire au lobbying, Nigel Wright a rencontré Russ Hiebert en octobre, en plus de représentants de Merit Canada, un organisme qui milite farouchement en faveur de C-377.

«Le premier ministre du Canada, de par son bureau, contrôle tout», a affirmé le chef du Bloc québécois, Daniel Paillé.

«Pourquoi l'ex-chef de cabinet du premier ministre s'intéressait à un projet de loi privé?» s'est interrogé le député du NPD, Alexandre Boulerice.

Le gouvernement répond que, selon un sondage, 97 % des syndiqués québécois sont en faveur du projet de loi. Russ Hiebert, lui, nie s'être fait dire quoi faire.

«Absolument pas. Cela toujours été mon initiative», a-t-il affirmé.

Si le gouvernement Harper appuie le projet de loi, au moins un sénateur conservateur votera contre, le qualifiant d'anticonstitutionnel.

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