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Il agressait même des bébés

Présumé tortionnaire arrêté

Un septuagénaire aurait abusé d’au moins sept victimes pendant une quinzaine d’années

Raymond Vézina
Photo Stevens LeBlanc
Raymond Vézina

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Les policiers de Québec ont arrêté un homme de 73 ans, Raymond Vézina, qui aurait fait vivre l’enfer à au moins sept victimes en leur infligeant de multiples sévices physiques et sexuels pendant une quinzaine d’années, allant même jusqu’à s’en prendre à des bambins âgés de seulement quelques mois.

Les victimes, qui étaient en majorité mineures au moment des faits, auraient été sordidement abusées entre 1966 et 1981 dans le secteur de la basse-ville de Québec. Selon les

35 chefs d’accusation déposés, hier, contre Raymond Vézina, ce dernier aurait même commis des voies de fait graves à l’endroit d’un bambin de 8 mois et même d’un bébé naissant.

Ce bébé à peine sorti du ventre de sa mère aurait subi de la violence physique pendant toute sa jeunesse, soit de sa naissance jusqu’à l’âge de 15 ans.

Elle aurait même été mutilée et battue au point d’être défigurée par son agresseur, accusé d’avoir mis sa vie en danger. «Ce sont des blessures qui sont très sérieuses qui dépassent, par exemple, la fracture de nez et les fractures de doigts. C’est plus important que ça», a seulement mentionné le porte-parole du procureur aux poursuites criminelles, René Verret.

Huit ans plus tard, en 1974, Vézina aurait également infligé des lésions corporelles et attenté à la pudeur du bambin de 8 mois, et ce, pendant près de deux ans.

Une troisième victime a aussi fait l’objet de violence physique et sexuelle grave sur une période de huit ans. Pas moins de 17 chefs d’accusation impliquant cette fille ont été déposés, hier, en cour par le directeur des poursuites criminelles.

Cette dernière, qui avait 12 ans lorsque les premiers sévices ont débuté, aurait été victime à de multiples reprises de viols, d’actes de sodomie et de mutilations, en plus d’être séquestrée et emprisonnée de force. Les sévices auraient cessé alors que la victime avait 20 ans.

« Un dossier qui est majeur »

Pressé de questions par les journalistes, René Verret s’est abstenu de donner des détails sur les liens qui unissaient Raymond Vézina à ses sept présumées victimes. «Pour le moment, tout ce qu’on peut mentionner, c’est ce qui apparaît dans la dénonciation à savoir les chefs d’accusation qui sont portés et le nombre de plaignants.»

Il a tout de même convenu qu’il s’agissait d’un «dossier qui est majeur» tout en demandant aux gens d’attendre de voir la preuve qui sera présentée lors du procès.

Accusé détenu

Lors de sa comparution, l’homme de 73 ans, menottes aux mains, semblait dépassé par les événements, regardant nerveusement dans la salle. La procureure de la Couronne, Valérie Lahaie, s’est opposée à la remise en liberté de Vézina, notamment parce que toute la preuve n’avait pas encore été communiquée.

L’accusé a répondu un timide «d’accord Mme la Juge» lorsque cette dernière s’est assurée qu’il avait bien compris ce que Me Lahaie avait mentionné. L’homme reviendra donc en cour le 18 juin pour son enquête sur remise en liberté.

 

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