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Lumières

Grandiose et émouvant

Séminaire de Québec.
© Courtoisie

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Émotion, poésie et frissons. On trouve tout ça dans le spectacle multimédia Lumières présenté jusqu’au 31 juillet dans la cour du Séminaire de Québec.

Émotion, poésie et frissons. On trouve tout ça dans le spectacle multimédia Lumières présenté jusqu’au 31 juillet dans la cour du Séminaire de Québec.

Olivier Dufour et son équipe ont conçu une fresque grandiose pour souligner le 350e anniversaire de cette institution québécoise.

Le spectacle d’une trentaine de minutes, qui raconte l’histoire, l’apport et l’importance du Séminaire de Québec dans la société québécoise, frappe dans le mille.

Le spectacle est touchant et divertissant. Il raconte une histoire sans en faire quelque chose de trop didactique.

Lumières, l’étonnante destinée du

Séminaire de Québec n’est pas un documentaire.

Les éléments historiques sont présents, mais ils sont présentés avec énormément de poésie et de magie.

Le spectacle Lumières est présenté sur deux murs d’édifices qui font le coin de la cour intérieure du Séminaire de Québec.

Touchant

La représentation débute avec l’arrivée de François de Laval à Québec, en 1659.

Il crée en 1668 le Petit Séminaire qui a pour vocation d’accueillir les enfants et les adolescents qui veulent devenir prêtres.

On assiste, lors de ce segment, à la construction de l’établissement. Les crayons des architectes dansent sur les surfaces de projection, les fondations sont coulées et on voit l’édifice se bâtir devant nos yeux. Les briques s’envolent du sol pour aller trouver leur place sur le bâtiment. Spectaculaire!

Un premier incendie en 1701 rase l’édifice. Les flammes dansent sur les murs. François de Laval est en état de choc. On sent l’émotion sur le visage du comédien Roland Lepage, qui personnifie le père-fondateur, projeté sur les murs. Touchant!

Les épreuves continuent après une reconstruction: le deuxième incendie, le décès de François de Laval et l’arrivée des troupes britanniques qui s’emparent de Québec. Le fleuve s’enflamme.

Flocons de neige

Les années passent. La mission éducative du Séminaire se met en place. L’Université Laval est créée et devient la première université francophone en Amérique du Nord.

Ce segment, intitulé L’horizon, montre l’évolution de la société québécoise par la technologie et la science. L’informatique, le travail spectaculaire d’un bras robotisé, l’équipe de football du Rouge et Or, la médecine et son cœur qui bat. Les images sont fortes et significatives et montrent l’influence qu’a eue le Séminaire de Québec depuis 350 ans.

Un beau moment de magie et de frissons survient lorsque l’hiver se pointe dans la cour du Séminaire et que des flocons de neige tombent sur les spectateurs.

Lumières se termine avec François de Laval qui revient jeter un coup d’œil sur ce qu’il a créé. Québec a changé. On voit le fleuve, un pont et des éoliennes. Le futur prend vie.

Captivant

La force du spectacle d’Olivier repose sur un mélange d’images fortes, sur la poésie et l’humanité, sur des effets spéciaux bien dosés et sur l’ingéniosité des projections. Il y a du feu, des explosions, de la fumée, du brouillard, de l’eau, des images qui bougent et un environnement sonore enveloppant.

La trame sonore de Frédéric Bégin est remise gratuitement à chaque spectateur, à la sortie. Elle est superbe, moderne, et appuie à la perfection les images projetées. L’œuvre

d’Olivier Dufour est captivante. Lumières impressionne et nous fait vivre de belles et grandes émotions. À ne pas manquer.

√ Le spectacle Lumières est gratuit. Il y a des représentations à 21 h 30 et à 22 h 30, tous les soirs, jusqu’au 31 juillet. On peut réserver sa place au 350eseminairedequebec.com. Il y a 250 places assises à chaque représentation.

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