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Sur les traces des premiers colons

Kathryne Lamontagne

Kathryne Lamontagne @

Publié le: | Mise à jour:

archéologie

© Courtoisie

Le site archéologique Cartier-Roberval

QUÉBEC - 

Alors que le mois de l’archéologie bat son plein depuis le 1er août, le site archéologique Cartier-Roberval propose des visites exclusives et gratuites de ce lieu historique rarement accessible au public.

La découverte des vestiges situés à cet endroit s’est faite en 2005, alors que la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) effectuait un inventaire archéologique de routine en prévision de travaux d’installation de belvédères.

Des éléments trouvés sur place laissaient toutefois croire à rien de moins qu’à la découverte de la première colonie française en Amérique, une hypothèse qui fut confirmée l’année suivante. Le gouvernement du Québec a mandaté la CCNQ pour procéder à des fouilles archéologiques d’envergure entre 2007-2010.

Visites guidées

Ce mois-ci, les visites proposent de découvrir l’histoire de cette colonie de centaines d’hommes et de femmes qui ont quitté la France pour s’installer ici, entre 1541 et 1543. Durant 45 minutes, les guides-archéologues lèvent le voile sur différents vestiges archéologiques découverts pendant les fouilles effectuées de 2007 à 2010. Récits sonores, créations vidéo, scénographie multimédia et une centaine d’objets sont au menu.

«On ouvre deux emplacements. Ce sont des vestiges archéologiques très fragiles, qui ne sont pas dans le style des édifices en pierre et mortier, comme on trouve à Place-Royale ou dans les grands sites qu’on connaît habituellement», explique Carl Lavoie, archéologue et guide, qui a pris part aux fouilles effectuées sur le site.

«On trouve des édifices avec des palissades, des pieux qui sont retenus au sol par des pierres de grès. C’était des édifices en bois, qui ont brûlé», ajoute-t-il, précisant que des artéfacts «uniques en Amérique du Nord» font aussi partie de la proposition.

Occasion en or

Les vestiges étant protégés en surface, le site est accessible au public lors de périodes très restreintes durant l’année. La fragilité des trouvailles force l’annulation de l’activité lors des jours de pluie. «C’est l’occasion unique de venir côtoyer ces vestiges-là et d’en connaître l’histoire», affirme M. Lavoie.

De nouvelles découvertes – bâtiments, moulins, objets, etc. – pourraient d’ailleurs être faites sur le site, au cours des prochaines années. Selon M. Lavoie, l’emplacement aurait été fouillé à environ 30 %, permettant déjà des avancées considérables.

«Mais on sait qu’un grand bâtiment existe, on a trouvé les traces. La prochaine campagne de fouille nous permettrait peut-être de fouiller pour l’équivalent de 70 % du site. On aurait un maximum d’information sur le site et ça répondrait à plusieurs questions qu’on se pose, l’étendue réelle du site par exemple», explique-t-il.

Le site est accessible jusqu’au 2 septembre, du jeudi au dimanche, toutes les demi-heures entre 10 h et 15 h 30. Une pause a toutefois lieu entre 13 h et 13 h 30.

*4079, chemin Saint-Louis, sur le promontoire du cap Rouge. Info au 418 254-5052.

 

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