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Télé | Confessions

Bill et Monica... il y a 15 ans

Le 17 août 1998, le président a confessé son infidélité aux Américains à la télé

Bill et Monica... il y a 15 ans
Photo d’archives Bill Clinton avant d’avouer ses écarts de conduite aux téléspectateurs américains le 17 août 1998 et Monica Lewinsky en 2004, juste avant qu’elle déménage à Londres.

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«J’ai trompé le public, y compris ma femme. Je le regrette profondément.» Faits en pleine télévision le 17 août 1998, les aveux de Bill ­Clinton dans l’affaire Lewinsky (ou Monicagate) demeurent – 15 ans plus tard – un des grands moments de l’histoire du petit écran aux ­ États-Unis.

«J’ai trompé le public, y compris ma femme. Je le regrette profondément.» Faits en pleine télévision le 17 août 1998, les aveux de Bill ­Clinton dans l’affaire Lewinsky (ou Monicagate) demeurent – 15 ans plus tard – un des grands moments de l’histoire du petit écran aux ­ États-Unis.

Diffusée en soirée, à l’heure où les enfants sont couchés, cette confession préenregistrée, revue et mise en scène par Harry ­Thomasson, un producteur hollywoodien, selon NBC, survenait après des mois de ­démentis du 42e président américain.

«J’ai eu une ­relation avec Mlle Lewinsky qui n'était pas appropriée. En fait, c’était mal», a-t-il ­déclaré dans son message de contrition.

Le pouvoir du petit écran

Professeur agrégé au département de ­communication de l’Université d’Ottawa et spécialiste des questions touchant l'image, Luc Dupont affirme que l’affaire témoigne du pouvoir du petit écran. Soudainement, l’auditoire surveillait non plus les déclarations du président, mais sa gestuelle.

«Pour toute une génération de gens, la télévision est devenue un média puissant, un média du visuel. Ce qu’on raconte importe peu... Le plus important, c’est d’avoir l’air de dire la vérité.»

Bill Clinton a utilisé la télévision à son avantage durant cette saga, que Luc Dupont qualifie de «conte de fée», avec Monica ­Lewinsky en Cendrillon dévastée, Linda Tripp en marâtre et Kenneth Starr en ­méchant curé. «Les sondages ont révélé qu’il n’avait perdu aucun point dans les ­sondages», souligne-t-il.

Côté scandales mêlant sexe et politique, les États-Unis n’ont pas été épargnés au cours des dernières années : Anthony Weiner, John Edwards, Mark Foley... Mais pour l’ensemble des observateurs, les excuses de Bill Clinton demeurent l’étalon-or de l’aveu public.

Où sont-ils ?

Aujourd’hui, Bill Clinton, 67 ans, consacre ses énergies au développement par l’entremise d’une fondation portant son nom. Il ­recevra bientôt de Barack Obama la plus haute décoration civile des États-Unis, la ­Presidential medal of freedom.

Quant à Monica Lewinsky, 40 ans, après avoir constaté qu’elle pouvait difficilement échapper aux feux des projecteurs aux États-Unis, elle s’est installée en Angleterre. Elle a ensuite fait une maîtrise en psychologie ­sociale au London School of Economics.

Cet été, des objets lui ayant appartenu (vestes, chemisier, déshabillé) ont été mis aux enchères sur internet. Ces derniers avaient été examinés comme pièces à conviction possibles par Kenneth Starr, le procureur qui voulait destituer ­Clinton en 1998.

Cinq autres confessions marquantes à la télé américaine
Michael Jackson
1994

Accusé d'agression sexuelle sur ­mineur, Michael proclame son ­innocence.

Déclaration clé : «Je suis complètement innocent de tout geste ­répréhensible.»

Whitney Houston
2002

Devant Diane Sawyer sur ABC, la chanteuse admet implicitement son usage de drogues.

Déclaration clé : «Le crack, c'est cheap. Je gagne trop d'argent pour fumer du crack.»

Chris Brown
2009

Devant Larry King sur CNN, le ­chanteur donne sa première ­entrevue depuis son arrestation pour avoir agressé Rihanna.

Déclaration clé : «C’est le genre de chose que j’aimerais pouvoir modifier et avoir géré différemment.»

David Letterman
2009

Face au chantage, l’animateur avoue ses infidélités en direct dans sa propre émission.

Déclaration clé : «J'ai eu des relations sexuelles avec des femmes qui travaillent pour cette émission.»

Lance Armstrong
2013

En entrevue avec Oprah Winfrey, l’ex-cycliste reconnaît s’être injecté des drogues de performance pour gagner le Tour de France.

Déclaration clé : «Je n’aurais pas pu gagner sans me doper.»

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