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Spectacle

Patrick Bruel triomphe au Colisée

Son dernier passage à l’amphithéâtre remontait à 1992

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Patrick Bruel et le Colisée Pepsi s’étaient donné rendez-vous dans vingt et un ans. Et ils ne s’étaient pas oubliés. Charismatique, touchant, drôle même, la star a fait chanter et danser ses fans à volonté.

Les rumeurs parlant des triomphes qu’enchaîne le chanteur en Europe étaient fondées. Les fans ont vieilli, mais la formule Bruel touche la cible comme dans le bon vieux temps.

Même si deux décennies se sont écoulées depuis la seule et unique visite de Bruel au Colisée – c’était le 13 novembre 1992 -, quelques secondes à peine ont suffi pour faire bondir le public de son siège, vendredi soir.

C’est que Patrick Bruel avait décidé de ne pas lésiner et de partir le bal avec son mégasuccès Place des grands hommes. Pendant qu’il chantait les premières lignes dans l’obscurité, la foule criait déjà son approbation. On voyait même des couples s’embrasser. Ah, nostalgie, quand tu nous tiens!

Le public était d’ailleurs en bonne partie composé de femmes ayant certainement tapissé les murs de leurs chambres de posters de Bruel lorsqu’elles étaient adolescentes.

On a aussi vu quelques messieurs, sages accompagnateurs d’abord, mais qui se sont laissé gagner au point de danser la valse à l’invitation du chanteur dans un segment qui a fait bouger tout le Colisée.

Le programme était un mélange bien dosé de tous les grands succès de Bruel et de titres (huit en tout) de son plus récent album, Lequel de nous.

Du pop-rock au hip-hop

Comme promis, l’artiste multidisciplinaire a dépoussiéré quelques vieux tubes. Pas au point de les rendre méconnaissables, rassurez-vous. Une simple petite touche de modernité qui leur a donné du punch.

Ainsi, J’te le dis quand même n’avait plus rien de la ballade touchante et était résolument pop-rock. Alors regarde concluait un segment hip-hop où Bruel nous a exhibé ses talents insoupçonnés de rappeur et de danseur.

Casser la voix, livrée au rappel et fortement espérée par quelques spectatrices volubiles, avait subi le même traitement pop-rock sans rien perdre de son pouvoir rassembleur et triomphal.

J’te mentirais avec Marie-Mai

Heureusement pour les cœurs tendres, ce ne sont pas toutes les ballades qui ont été métamorphosées. Assis au piano, Patrick Bruel en avait une bonne collection à livrer, ce qui a permis à quelques demoiselles de hurler des «On t’aime Patrick».

On a notamment eu Pour la vie, émouvante. Puis J’te mentirais, joli duo intime avec Marie-Mai, venue rejoindre la star pour l’occasion. Elle sera aussi des concerts au Centre Bell, samedi soir et dimanche.

Ce n’était pas le seul clin d’oeil de Bruel au Québec. En plein coeur de Dans ces moments-là, il a inséré quelques mesures de Lindberg, de Charlebois. Bien pensé et de bon goût.

Mais le grand moment est venu pendant Qui a le droit?, hymne mélancolique intemporel et communion ultime entre une idole généreuse et un public fidèle. Que demander de plus?

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