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Sabourin coupable

Geneviève Sabourin est reconnue coupable et écope de 210 jours de prison

Geneviève Sabourin
Photo Wenn
Geneviève Sabourin
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NEW YORK – La comédienne québécoise Geneviève Sabourin a été condamnée jeudi à 210 jours de prison pour avoir harcelé l’acteur américain Alec Baldwin, visé selon le juge par une «campagne de menaces menée sans relâche» qui a «terrorisé sa femme».

Évoquant des propos destinés à «harceler, ennuyer et inquiéter M. Baldwin», le juge Thomas Mandelbaum a également interdit à Sabourin, 41 ans, d’approcher l’acteur américain et sa femme Hilaria au cours des cinq prochaines années.

L'accusée a montré «une absence totale de respect de la loi» et une incapacité à accepter le fait que les règles régissant la société s’appliquaient à elle aussi, a conclu M. Mandelbaum. Il a déclaré la comédienne coupable des cinq chefs d’accusation pour lesquels elle était poursuivie. La sentence de 210 jours de prison inclut une peine prononcée mercredi de 30 jours de prison pour outrage à magistrat —que le juge a infligée à la comédienne pour avoir interrompu et perturbé l’audition de témoins pendant le procès.

Le visage sombre, la quadragénaire a écouté en silence le prononcé de la peine après avoir une dernière fois déclaré à la cour qu’elle n’avait «rien fait de mal». Au lendemain de sa première nuit passée en prison après sa condamnation pour outrage, l’air pâle et effacé, son attitude contrastait nettement avec les éclats dont elle était coutumière au début de son procès.

Sabourin, qui avait rencontré Baldwin pour la première fois à Montréal en 2000, a nié avoir harcelé l’acteur, assurant avoir simplement voulu tourner la page après une relation avec lui en 2010. Elle a toutefois reconnu lui avoir envoyé des messages et être allée le voir, sans y avoir été invitée, à sa maison de Long Island et à son appartement de Manhattan.

«Un séducteur professionnel»

Selon l’acteur américain, Sabourin lui a laissé «des centaines et des centaines» de messages téléphoniques. Dans certains, elle sanglotait et l’implorait de la rappeler, dans d’autres elle se montrait joviale et détaillait ses projets à deux, avec l’acteur.

Alec Baldwin a expliqué qu’il avait accepté de dîner avec elle en 2010, avant tout pour rendre un «service» à son ami Marty Bregman, dont, assure-t-il, elle était à l’époque la maîtresse, ce que nie Mme Sabourin. L’acteur a expliqué ne pas avoir eu de relation sexuelle avec Mme Sabourin, mais reconnaît l’avoir raccompagnée à son hôtel ce soir-là.

«Ce gars sait quoi dire. Il gagne des millions de dollars en séduisant les femmes sur grand écran. C’est un séducteur professionnel, le meilleur du monde», avait assuré Geneviève Sabourin mercredi lors de son témoignage, parfois entrecoupé de sanglots.

«Suis-je naïve ou stupide? Je ne sais pas. Vous pouvez vous moquer de moi tant que vous voulez, mais j’avais confiance en lui. (...) Je lui ai donné mon coeur, mon corps et mon âme. Je l’aimais et je tiens beaucoup à lui», avait-elle déclaré.

Au cours du procès, l’épouse de l’acteur a quant à elle évoqué la «terreur» que lui a inspirée Geneviève Sabourin dès le début de sa relation avec Alec Baldwin au printemps 2011. À cette époque, Sabourin l’aurait traitée de «salope» au téléphone, selon son témoignage.

Jeudi, son avocat a reconnu que Sabourin avait été condamnée à une peine «plus lourde qu’espéré». «Je pense que le juge l’a condamnée non seulement pour les faits qui lui étaient reprochés, mais aussi pour son attitude tout au long du procès», a déclaré Todd Spodek à l’AFP, précisant qu’elle pourrait sortir de prison au bout de 180 jours pour bonne conduite.

 

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