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Charte des valeurs

Circoncision: un groupe demande au ministre Bernard Drainville d’interdire la circoncision dans la Charte des valeurs

Bernard Drainville
Photo JEAN-FRANCOIS DESGAGNES / Agence QMI Bernard Drainville

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La charte des valeurs devrait interdire la circoncision.

C’est la demande formulée au ministre Bernard Drainville par Stop Circoncision Québec, une des quelque 250 organisations ou personnes qui ont déposé un mémoire dans le cadre de la commission parlementaire qui s’amorce la semaine prochaine sur le projet de charte du gouvernement Marois.

«Le projet de loi 60, c’est pour la laïcité de l’État. Si l’État se veut laïque, il doit aussi interdire les rites religieux ou culturels qui sont mutilatoires pour les enfants», plaide le fondateur et porte-parole, Martin Côté.

Viol de l’intégrité physique

Également en faveur de l’interdiction du port de signes religieux ostentatoires pour les fonctionnaires, M. Côté estime que l’adoption d’une charte de la laïcité est l’occasion d’abolir cette pratique qui «viole l’intégrité physique de l’enfant» et qui n’est recommandée par aucune organisation médicale.

«Ce n’est pas au parent de décider pour l’enfant que la circoncision pourrait être bénéfique, le pénis de l’enfant appartient à l’enfant», insiste-t-il, au cours d’une entrevue avec le Journal.

Réglementation absente

Aucune réglementation n’encadre cette pratique au Québec à l’heure actuelle et les circoncisions ne sont pas répertoriées, déplore M. Côté. Il rappelle d’ailleurs qu’il y a quelques semaines à peine, un médecin montréalais a été sanctionné par le Collègue des médecins pour des circoncisions bâclées. En effet, 31 bébés ont dû être réopérés à la suite d’une chirurgie mal exécutée du Dr Raymond Rezaie, qui ne peut plus exercer dans ce champ d’expertise temporairement.

La circoncision peut avoir des «conséquences graves pour l’enfant», renchérit le porte-parole de Stop Circoncision Québec, un mouvement citoyen qui regroupe des centaines de personnes, selon son fondateur. Même s’il a déposé un avis sur le projet de charte des valeurs, Martin Côté attend toujours de savoir s’il sera entendu par les députés durant les audiences publiques qui devraient s’étendre jusqu’en mars.

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