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Santé

Prête à tout pour sauver Mara

Une mère a besoin de 2200 $ pour payer la chirurgie du chien d’assistance de sa fille autiste

Karelle a besoin de Mara
Photo le Journal de Québec, Simon Clark Karelle a besoin de Mara dans sa vie de tous les jours. Selon sa mère Dominique Gauthier, c’est la seule amie de la jeune fille atteinte d’autisme et de déficience intellectuelle.

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Afin de sauver Mara, le chien d’assistance de sa fille qui s’est gravement blessé à une patte, Dominique Gauthier met tout en œuvre pour amasser les 2200 $ qui permettraient de soigner l’unique ami de Karelle.

Karelle,14 ans, est atteinte d’autisme et de déficience intellectuelle sévère. Depuis cinq ans, Mara accompagne la jeune fille dans ses moments de loisir et offre un peu de répit à sa maman.

«C’est son principal ami. Il n’y a personne qui cogne à la porte le samedi matin pour jouer avec Karelle. Il n’y a que Mara», mentionne Mme Gauthier.

Vilaine blessure

Malheureusement, depuis décembre dernier, Mara ne peut plus accomplir son rôle de fidèle compagnon. Souffrant d’une déchirure du ligament croisé antérieur à sa patte arrière gauche, la pauvre bête a du mal à marcher. «Elle ne peut plus sortir, jouer et faire des promenades», explique la mère.

«Elle [Karelle] a des regards avec son chien qu’elle n’a pas avec les humains. C’est beaucoup plus facile d’avoir une interaction avec un chien pour elle», ajoute Mme Gauthier.

Après avoir consulté plusieurs vétérinaires, Mme Gauthier s'est vu confirmer que le coût de la chirurgie serait de 4000 $. Heureusement, la mère de Karelle a trouvé une clinique proposant une intervention moins onéreuse, d’un peu plus de 2000 $. Une facture qui demeure néanmoins importante.

«C’est loin d’être prévu dans un budget», se désole-t-elle.

Comme Mara, un chien Mira, joue un rôle de zoothérapeute, Karelle a la possibilité de la garder jusqu’à son décès.

Élan de générosité

La jeune fille a obtenu son chien après un an d’attente, dans le cadre d’une étude de Mira sur la possibilité d’offrir un chien d’assistance pour les enfants atteints d’un trouble envahissant du développement ou d’autisme.

Pour la mère de Karelle, il est hors de question de priver sa fille de son compagnon âgé de six ans.

«Si elle n’a plus de chien, elle fait quoi? Je ne sais pas quelle sera sa réaction. Elle ne comprendra pas pourquoi, tout d’un coup, elle n’a plus d’ami», s’attriste Mme Gauthier.

En créant la page Facebook Un don pour mon compagnon, elle constate un élan de générosité qui lui permet d’espérer de faire opérer Mara le 13 mars prochain et de lui offrir les médicaments dont elle aura besoin à vie.

«Les gens sont réceptifs. Notre histoire touche plus que ce que j’aurais imaginé», s’enchante Mme Gauthier.

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