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Les économistes en faveur d’un contrôle des dépenses

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Photo Archives / Agence QMI

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En pleine campagne électorale, les économistes québécois lancent un signal fort au prochain gouvernement, pour qu’il s’attaque «vigoureusement» au contrôle des dépenses de l’État.

Quatre-vingts pour cent des répondants à un sondage de l’Association des économistes québécois (AÉQ) estiment en effet que le gouvernement devrait réévaluer l'ensemble des crédits fiscaux et des programmes d'aide gouvernementaux accordés aux entreprises et aux particuliers.

De plus, dans une proportion de 73 %, les économistes croient que le gouvernement devrait recourir davantage à la tarification des services offerts.

Les 174 économistes qui ont répondu au coup de sonde sont davantage partagés quant à l’octroi d’aides financières aux entreprises et aux projets industriels.

Par exemple, 56 % d’entre eux sont d'avis que le gouvernement a été trop généreux dans l'aide annoncée pour la construction d'une cimenterie à Port-Daniel et que «ce cas ouvre la porte à des demandes d'aide injustifiées et pour des entreprises qui n'en auraient pas besoin».

En janvier, le gouvernement Marois a annoncé un prêt de 250 millions $ à Ciment McInnis et une participation de 100 millions $ dans ce projet d’environ 1 milliard $, dont la famille Beaudoin de Bombardier est actionnaire.

De façon plus générale, 60 % des économistes sondés ont émis l’opinion que le gouvernement donne trop de subventions aux entreprises. De plus, huit répondants sur dix (82 %) croient que pour chaque cas où une aide au secteur privé est sollicitée, des études comparant la valeur de l'aide publique et les recettes susceptibles d'être recueillies par l'État devraient être effectuées.

Enfin, pour 86 % des économistes, les programmes d’aide de l’État devraient être liés à des améliorations de productivité, un maillon faible chez les entreprises québécoises.

Pour Jean-Michel Cousineau, président du Comité des politiques publiques de l'AÉQ, les solutions aux défis qu’affronte le Québec résident notamment «dans le développement durable des ressources naturelles, l'amélioration de l'efficacité gouvernementale, la hausse de la productivité de l'industrie et, au besoin, la tarification des services plutôt que la hausse des taxes et des impôts».

Les résultats reposent sur un sondage Léger qui a été mené du 24 février au 11 mars dernier. Il confère aux résultats une marge d’erreur de 6,4 %, 19 fois sur 20.
 

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