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Les pompiers, des «ennemis», dit Labeaume

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Le maire Régis Labeaume a relancé les hostilités avec les pompiers mardi en affirmant qu’ils sont «des ennemis».

Interpellé par le Regroupement des Associations de pompiers du Québec qui critiquait sa sortie de la veille sur les régimes de retraite, le maire de Québec a répliqué avec un coup de gueule.

«Les pompiers, ils ne sont jamais de bonne humeur. C’est pas des amis, c’est des ennemis ces gens-là», a-t-il lancé à la fin d’un point de presse sans en ajouter davantage.

La réaction du premier magistrat de la Ville de Québec a fait bondir le syndicat des pompiers de la région.

«Je suis très déçu», a affirmé Éric Gosselin, président de l’Association des pompiers professionnels de Québec.

Celui-ci déplore l’attitude du maire, qui a rencontré récemment les pompiers dans le cadre des négociations en cours. M. Labeaume avait alors affiché une ouverture notable, a déploré M. Gosselin.

«Chassez le naturel et il revient au galop. On est vraiment une race à abattre pour le maire», a-t-il affirmé.

Le Regroupement des Associations de pompiers, dont M. Gosselin est vice-président, déplore que le maire Labeaume et ses collègues des grandes villes fassent des déclarations «alarmistes, spectaculaires et indécentes» sur les déficits des régimes de retraites.

Le syndicat mise sur la négociation et invite les partis politiques à ne pas céder aux demandes des maires qui mèneraient à la confrontation.

«Menteurs»

Les relations sont tendues depuis longtemps entre le maire et les pompiers, dont la convention collective est échue depuis le 31 décembre 2006.

En 2012, M. Labeaume avait traité les dirigeants du syndicat des pompiers de «menteurs» et affirmé que leur comportement ternissait l'image des pompiers en général.

«Les pompiers, ça "zigonne" et ça ment la moitié du temps. Les pompiers, ce sont des menteurs en général, le syndicat des pompiers», avait déclaré le maire avant de s’excuser pour ses «gros mots».

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