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Nana Mouskouri préfère le chant à la retraite

Nana Mouskouri a tourné le dos à une retraite bien méritée pour se lancer dans une nouvelle tournée mondiale.
photo courtoisie dinos diamantopoulos Nana Mouskouri a tourné le dos à une retraite bien méritée pour se lancer dans une nouvelle tournée mondiale.

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Les 50 ans de son arrivée en Europe, de sa première venue au Québec, de sa collaboration avec Quincy Jones : la tournée mondiale actuelle de Nana Mouskouri est celle de tous les anniversaires pour la grande dame grecque de la chanson.

Les 50 ans de son arrivée en Europe, de sa première venue au Québec, de sa collaboration avec Quincy Jones : la tournée mondiale actuelle de Nana Mouskouri est celle de tous les anniversaires pour la grande dame grecque de la chanson.

Ah oui, on oubliait. La première fois qu’elle a enregistré avec Harry Belafonte, ça date aussi d’il y a un demi-siècle.

Pas pour rien que ça s’appelle la tournée Happy Birthday. Tous ces anniversaires ont fourni une belle défaite à Nana Mouskouri pour sortir de sa retraite, annoncée à la suite de ce qui était alors sa tournée d’adieu en 2008.

«La retraite, c’est très triste pour quelqu’un qui veut continuer à travailler», confie celle qui fêtera ses 80 ans en octobre.

«Tout à coup, on se demande ce qu’on fait maintenant. On regarde l’heure et on se dit que normalement, on serait en train de se préparer à monter sur scène. J’étais consciente quand je me suis retirée que le temps passe et que je ne pourrai chanter éternellement. J’ai décidé de faire cette tournée et d’en profiter. Ensuite, je ne ferme pas la porte. On verra plus tard.»

Un duo mère-fille

Ce périple mondial, qui l’amènera à Québec, Montréal, Sherbrooke et Saguenay, lui permet aussi de vivre des moments de grandes émotions puisqu’elle partage la scène avec sa fille Lénou, qui exerce le métier de chanteuse comme sa mère.

Pour Nana Mouskouri, il s’agit d’une occasion en or de reprendre le temps perdu avec sa fille.

«À partir du moment où mes enfants ont été en âge scolaire, j’ai souvent été séparée d’eux. Je me disais qu’ils ne pouvaient pas comprendre ce métier d’être sur scène. Que Lénou soit là maintenant fait en sorte qu’elle comprend mieux ce besoin de s’exprimer devant les gens. La scène est un lieu sacré pour moi.»

Hommage à Amy Winehouse

Durant cette tournée, Nana Mouskouri reprend évidemment quelques classiques de son répertoire, comme Adieu Angelina et La vie, L’amour, La mort. Elle s’approprie aussi Both Sides Now, de Joni Mitchell, et Love Is a Losing Game, d’Amy Winehouse.

«Quand j’ai entendu Amy Winehouse pour la première fois, ce fut un coup de foudre. Je croyais que j’écoutais Billie Holliday. Elle avait beaucoup de personnalité. C’était tellement triste quand elle est partie. J’ai donc décidé de prendre une de ses chansons pour lui rendre hommage.»

Les bonshommes de neige

C’est avec un grand bonheur que Nana Mouskouri retrouve le Québec. Ses liens avec la Belle Province sont très forts, rappelle celle qui a été faite Chevalière de l’Ordre national du Québec, en 2013.

«J’y ai fait tellement de voyages. Pas seulement à Montréal et Québec, mais aux alentours. Je suis montée jusqu’à Chicoutimi. Quand je pense à vous, c’est la chaleur du public qui me vient à l’esprit. Je me rappelle ce vieux théâtre où je jouais. En hiver, il y avait devant des bonshommes de neige.»


La tournée Happy Birthday s’arrête ce soir au Grand Théâtre de Québec. Nana Mouskouri sera à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts de Montréal, le 5 avril, au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke le 7 avril et au Théâtre du Palais Municipal de Saguenay le 8 avril.

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