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Nana Mouskouri, émue aux larmes par le public de Québec

Plus de 1800 personnes ont renoué avec la chanteuse au Grand Théâtre

«Mon seul rêve quand j’étais toute petite, c’était de chanter. Alors, un public qui applaudit, c’est la réalisation du rêve de la petite fille que j’étais, et c’est formidable», a confié Mouskouri en épongeant ses yeux avec un mouchoir.
photo benoît gariépy «Mon seul rêve quand j’étais toute petite, c’était de chanter. Alors, un public qui applaudit, c’est la réalisation du rêve de la petite fille que j’étais, et c’est formidable», a confié Mouskouri en épongeant ses yeux avec un mouchoir.

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Même si elle a chanté sur toutes les grandes scènes du monde pendant une carrière de presque 60 ans, Nana Mouskouri s’émeut encore de l’amour que lui voue le public.

Même si elle a chanté sur toutes les grandes scènes du monde pendant une carrière de presque 60 ans, Nana Mouskouri s’émeut encore de l’amour que lui voue le public.

L’immortelle chanteuse d’origine grecque n’a pu retenir une larme quand les 1800 personnes qui ont rempli la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec, hier soir, se sont levées d’un bond pour saluer la superbe finale du classique Je chante avec toi liberté que Nana venait de leur offrir.

«Mon seul rêve quand j’étais toute petite, c’était de chanter. Alors, un public qui applaudit, c’est la réalisation du rêve de la petite fille que j’étais, et c’est formidable», a confié Mouskouri en épongeant ses yeux avec un mouchoir.

La scène, elle ne peut d’ailleurs pas s’en passer. Elle avait pourtant dit que c’était fini, en 2006, durant une tournée d’adieu qui était aussi passée par le Grand Théâtre.

Sauf que Nana Mouskouri a fait comme tant d’autres. Atteinte de ce qu’on pourrait appeler le syndrome de Dominique Michel, elle a repris le micro pour une autre tournée, baptisée Happy Birthday, dont elle n’ose plus dire que c’est la dernière.

Généreuse

Même si elle n’a plus sa voix d’antan, Nana Mouskouri a démontré au public de Québec qu’elle n’avait rien perdu de sa grande générosité. Dans un concert duquel se dégageait un fort parfum de nostalgie, elle a interprété tous ses plus grands succès.

Pourtant, même si elle avait placé trois classiques de son répertoire francophone en ouverture — La vie, l’amour, la mort, Le temps qu’il nous reste, L’amour en héritage —, la soirée a pris son envol timidement. Malgré un accueil chaleureux du public à chaque pièce, on se sentait dans un passage obligé et on pouvait percevoir çà et là les limites des cordes vocales autrefois irréprochables de Mouskouri.

Le concert a véritablement pris son envol quand elle a chanté Koris Filin, une chanson plus rythmée qui a semblé dégourdir Nana et ses quatre musiciens.

En duo avec Lénou

Ainsi lancée, Nana Mouskouri ne s’est pas contentée de dépoussiérer ses vieux succès. Elle a offert une reprise joliment feutrée de Love Is a Losing Game, hommage à Amy Winehouse.

Elle a aussi présenté au public sa fille Lénou, 43 ans, chanteuse comme sa maman et avec qui elle a partagé la scène pour Adieu Angelina et la mélancolique Odos Oniron, particulièrement réussie.

Entre les deux, Maman Nana a même laissé Lénou s’exécuter seule, lui permettant de nous faire découvrir trois de ses chansons.

Àson retour, Nana Mouskouri a puisé dans les grandes chansons du cinéma pour concocter un pot-pourri comprenant notamment de belles relectures de Smoke Gets on the Water et Somewhere Over the Rainbow.

Au rappel, elle avait réservé un dernier clin d’œil aux Québécois, qu’elle visite depuis 50 ans: Un Canadien errant, qu’elle a apprise de Leonard Cohen et qu’elle se fait un devoir de chanter en français «même au Canada anglais».

Elle sait vraiment se faire aimer, Nana.

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