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Incendie dans Montmorency

Un « étrange rituel» a causé la mort de trois résidents

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ANNIE T ROUSSEL/ JOURNAL DE QUEB C’est «un étrange rituel obsessionnel» d’une femme qui pouvait dérouler jusqu’à 150 rouleaux de papier de toilette par semaine dans sa salle de bain tout en fumant plusieurs cigarettes, qui est la cause de l’incendie qui a emporté trois résidents du quartier Montmorency, en avril 2012.

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C’est «un étrange rituel obsessionnel» d’une femme qui pouvait dérouler jusqu’à 150 rouleaux de papier de toilette par semaine dans sa salle de bain tout en fumant plusieurs cigarettes, qui est la cause de l’incendie qui a emporté trois résidents du quartier Montmorency, en avril 2012.

C’est «un étrange rituel obsessionnel» d’une femme qui pouvait dérouler jusqu’à 150 rouleaux de papier de toilette par semaine dans sa salle de bain, tout en fumant plusieurs cigarettes, qui est la cause de l’incendie qui a finalement emporté trois résidents du quartier Montmorency, en avril 2012.

Le rapport du coroner Martin Clavet rendu public vendredi explique les causes de cet incendie qui a emporté trois personnes dans des circonstances aussi invraisemblables que questionnables d’un point de vue médical. C’est la victime, Andrée Côté, recluse dans son appartement depuis sept ans et dépressive, qui a mis le feu.

La dame qui souffrait d’incontinence «couplée à une crainte démesurée de manquer de papier hygiénique» s’assoyait pendant des heures sur sa toilette. Elle déroulait alors «une quantité phénoménale de papier hygiénique qu’elle plaçait autour d’elle, sur le plancher, au point d’atteindre la hauteur du meuble du lavabo», explique le coroner.

L’enquête indique qu’elle pouvait dérouler jusqu’à 150 rouleaux de papier de toilette par semaine. Plus inquiétant encore, la dame fumait cigarette sur cigarette pendant son triste manège, un rituel qui recommençait quotidiennement malgré les avertissements de son frère et de son conjoint.

L’inévitable s’est finalement produit vers 6 h 30 le 3 avril 2012. Une cigarette a embrasé le papier de toilette puis l’appartement de la 106e Rue en quelques secondes, gardant prisonniers Mme Côté et son conjoint, Michel Gagnon. Un mois après le drame, une troisième personne est décédée de complications pulmonaires après avoir inhalé de la fumée lors du brasier.

Suivi médical questionné

Dans son enquête, le Dr Clavet s’est cependant questionné sur le travail du médecin de famille de la victime. La dernière visite de Mme Côté chez son médecin avait eu lieu en juillet 2009. «Pourtant, ses médicaments continuaient d’être prescrits et servis», jusqu’au décès.

«Il est permis de s’interroger sur la qualité de l’évaluation clinique de l’état de santé de madame», questionne le coroner, qui demande au Collège des médecins d’examiner la qualité de l’acte professionnel.

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