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Fan du CH

Une veuve du hockey heureuse

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Des billets comme cartons d’invitation au gâteau en forme de Coupe Stanley, en passant par les centres de table au nom des joueurs jusqu’aux robes des demoiselles d’honneur, le mariage d’un couple de Laval était véritablement bleu-blanc-rouge.

«Daniel est un fan fini du Canadien. Mon rêve d’avoir un mariage de princesse en a pris un coup, mais je n’avais pas le choix d’accepter», souligne sa femme, Mellissa Therrien.

Le 13 août 2011, le couple qui a maintenant trois enfants, a échangé ses vœux avec le Tricolore à leur côté.

Le cortège d’honneur, composé de huit femmes et huit hommes, était habillé en bleu-blanc-rouge. Les centres de table des invités étaient décorés au nom des joueurs et les fleurs de la mariée étaient elles aussi aux couleurs de l’équipe montréalaise. Un filet se retrouvait même derrière la table d’honneur, en plus de deux bâtons de hockey de chaque côté.

«Daniel voulait une patinoire comme piste de danse, mais j’ai mis mes limites», a déclaré Mellissa en riant.

Mais elle n’y peut rien, le hockey est une passion pour Daniel et sa famille. Ceux-ci croient même avoir un petit quelque chose à voir avec plusieurs conquêtes de la Coupe Stanley.

«Quand un gars de la famille Lamarche a six ans, les Canadiens gagnent la Coupe Stanley. Ç’a été le cas pour mon père, mon oncle, mon cousin, moi et mon frère. Mon fils a six ans cette année, alors c’est la bonne», affirme-t-il.

« Écoeurantite »

Daniel ne manque aucun match du Canadien. Durant les séries, un véritable rituel s’enclenche.

«Je mets toujours le volume de la télévision à 30. Chaque membre de la famille a sa place assignée sur le sofa. S’il y a une prolongation, je change pour le poste anglophone. Je l’ai fait en 1993 lors de leur dernière Coupe Stanley, alors je le refais cette année», explique-t-il.

En plus des parties du Canadien, Daniel essaie de regarder le plus possible des 1230 matchs disputés durant la saison régulière. Même si sa femme ne partage pas cet enthousiasme.

«J’aimais bien le hockey, mais je commence à faire une “écoeurantite”. Il y a des matchs du dimanche au dimanche. Un moment donné trop c’est trop», confie-t-elle.

Mais pas question d’en vouloir à son mari, Mellissa accepte son sort avec le sourire.

«Je sais que je suis foutue, mais j’ai dit oui je le veux. J’accepte d’être une veuve du hockey», se résigne-t-elle.

 
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